RDC : un centre Ebola incendié par des manifestants après la mort d’un enfant

RDC : un centre Ebola incendié par des manifestants après la mort d’un enfant© Compte X @Amblojiggy
L'incendie de deux tentes d'isolement
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Un centre d’isolement pour patients atteints d’Ebola a été incendié et saccagé le 21 mai à Rwampara, près de Bunia, en Ituri. Cet acte de violence, survenu après le décès d’un enfant, a provoqué la fuite de plusieurs malades et accentue les difficultés de la riposte face à la 17e épidémie dans le pays.

Un incendie a ravagé un centre de traitement d’Ebola à l’hôpital général de Rwampara, l’un des principaux foyers de l’épidémie déclarée mi-mai dans l’est de la République démocratique du Congo.

Des jeunes, accompagnés de membres de la famille de l’enfant décédé, ont pris d’assaut les tentes d’isolement pour récupérer le corps, contestant les circonstances du décès.

Face au refus des équipes médicales, ils ont lancé des projectiles et incendié deux tentes. Un corps a été calciné dans l’incendie et un soignant a été blessé par des jets de pierres. La police est intervenue en procédant à des tirs de sommation.

« Des jeunes qui voulaient récupérer le corps d’un patient décédé ont pénétré dans l’hôpital et ils ont brûlé les deux tentes d’isolement », a déclaré un responsable de l’hôpital de Rwampara.

Six patients, dont des cas confirmés, ont fui le centre lors des violences, faisant craindre une propagation accrue du virus Bundibugyo, qui ne dispose ni de vaccin ni de traitement spécifique.

Le gouvernement congolais a précisé en fin de soirée que le calme était revenu et que les soins se poursuivaient normalement. Les autorités appellent la population au calme et condamnent toute violence contre les structures de santé et le personnel médical.

L’ONG ALIMA, qui gérait les tentes, a condamné l’attaque et mis en garde contre la désinformation circulant sur les réseaux sociaux, laquelle alimente la méfiance envers les équipes de santé. Le ministre de la Santé, Roger Kamba, a rappelé que les corps restent contagieux et a appelé au respect des protocoles sécurisés d’inhumation : « Le mort ne doit pas entraîner avec lui d’autres personnes dans la tombe. »

Cet incident survient alors que l’épidémie progresse, avec près de 671 cas suspects et environ 160 décès, selon les dernières données de l’Institut national de santé publique. L’OMS a déclenché une alerte sanitaire internationale dimanche, tandis que de premiers cas ont été signalés au Sud-Kivu. Des cas ont également traversé la frontière ougandaise, pays voisin qui a suspendu ses vols à destination de la RDC.

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