L’Algérie lance un nouveau satellite d’observation depuis une base chinoise
© Facebook / Ministère algérien de la DéfenseLe général d’armée Saïd Chanegriha, ministre délégué auprès du ministre algérien de la Défense nationale et chef d’état-major de l’Armée nationale populaire, a suivi, le 15 janvier, le lancement du satellite de surveillance «Alsat-3A», dont l'objectif est de renforcer les capacités algériennes en matière d’observation.
Le général d’armée Saïd Chanegriha a supervisé, le 15 janvier au matin, depuis le site de la station terrestre de télédétection, le lancement du satellite « Alsat-3A » depuis la base spatiale de Jiuquan, dans le nord-ouest de la Chine. Cette opération s’inscrit dans le cadre du partenariat entre l’Agence spatiale algérienne et la Société chinoise des sciences et technologies aérospatiales.
La cérémonie s’est déroulée en présence du commandant de la première région militaire, de plusieurs hauts responsables du ministère de la Défense nationale et de l’état-major de l’ANP, ainsi que de l’ambassadeur de Chine en Algérie, du directeur général de l’Agence spatiale algérienne et de l’attaché de défense de l’ambassade de Chine.
Le satellite a été lancé avec succès à 5 h 01 (heure algérienne), soit 12 h 01 en Chine. Cette mise en orbite permettra à l’Algérie de disposer de données supplémentaires grâce à des capacités satellitaires de haute précision dédiées à la surveillance. Elle contribuera également au renforcement du système national de renseignement géospatial et à la production d’informations à forte valeur ajoutée, notamment dans les domaines de la cartographie numérique et des modèles numériques d’élévation.
Un quatrième satellite dans la flotte algérienne
Le lancement d’« Alsat-3A » vient consolider la flotte algérienne de satellites d’observation de la Terre, après « Alsat-1 » en 2002, puis « Alsat-2A » et « Alsat-2B » en 2010 et 2016. Ce nouveau satellite, auquel ont contribué des experts algériens, constitue un acquis supplémentaire pour le secteur spatial national.
Dans un communiqué publié le même jour, le ministère algérien de la Défense annonce la volonté des autorités algériennes de maîtriser les technologies spatiales et de développer des capacités souveraines en matière de surveillance et de télédétection, au service des priorités stratégiques, sécuritaires et de développement du pays.