La démission de Nicolas Hulot est le début du crépuscule du Macronisme

La démission de Nicolas Hulot est le début du crépuscule du Macronisme© Stephane Mahe Source: Reuters
Nicolas Hulot le 8 janvier 2018 au Mans (image d'illustration).

Alors que le ministre de la Transition écologique vient de démissionner avec fracas, Lydia Guirous, porte-parole des Républicains, revient sur la conception du pouvoir d'Emmanuel Macron, dont elle discerne le crépuscule.

L’illusion ne dure qu’un temps. Les Francais dans leur quotidien comprennent que la politique d’Emmanuel Macron n’est qu’une illusion d’action et de réforme. Au mieux une gesticulation permanente au service de l’image du président. C’est un art du louvoiement au service de la doctrine du «en même temps». Un concept creux qui permet de ne pas choisir pour mieux séduire. Dans l’ancien monde on aurait dit une politique de la lâcheté.

La jeunesse et la (fausse) nouveauté d’Emmanuel Macron lui avaient pourtant permis d’obtenir une forme de bienveillance et de patience de la part des Français. En retour, ils n’ont reçu que le mépris d’un président toujours soucieux de donner plus à ceux qui ont déjà beaucoup. Un président qui peine à cacher son mépris pour ceux qui ne sont pas de son monde, «ceux qui ne sont rien».

 L’inquiétante conception du pouvoir d’Emmanuel Macron a été révélée cet été avec l’affaire Benalla 

Les mots ne suffisent pas, l’overdose de communication et de mise en scène lassent les Francais qui ne supportent plus d’être pris pour des imbéciles. Le président oppose les générations et n’hésite pas à demander des efforts toujours plus importants à nos ainés en augmentant de 25% la CSG et en refusant d’indexer la valorisation des retraites sur l’inflation. Il n’aime pas non plus les familles et rabote les aides, pénalisant ainsi les femmes qui travaillent. Son mépris s’exprime aussi lorsqu’au Congrès, il n’hésite pas à faire preuve d’ambiguïté pour cacher la remise en question des pensions de reversion pour les retraités de demain.


L’inquiétante conception du pouvoir d’Emmanuel Macron a été révélée cet été avec l’affaire Benalla : centralisée, solitaire, défiante avec les corps constitués. Elle a démontré que le fameux «nouveau monde» aime la dissimulation et les privilèges... Le retour de la cour du roi. Nicolas Hulot est un homme libre, de conviction, usé par le double discours du «en même temps».

Emmanuel Macron finira, inévitablement, par décevoir tout le monde.

 On peut ne pas partager la vision de l’écologie de Nicolas Hulot mais on ne peut que reconnaître la sincérité de son engagement et sa volonté de faire. Les mots doux et les promesses ne lui suffisent plus. A travers ce choix de la démission en directe à la radio ce matin, Nicolas Hulot, nous indique qu’il ne souhaite plus participer à cette mascarade macroniste du «en même temps».  Nicolas Hulot refuse d’être une simple caution. A vouloir séduire tout le monde avec sa politique du «en même temps»,  Emmanuel Macron finira, inévitablement, par décevoir tout le monde.

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