Max Keiser : le Grexit provoquera une crise pire que celle de 2008

Une manifestation à Athènes© Alkis Konstantinidis Source: Reuters
Une manifestation à Athènes

Si la Grèce ne paie pas ses dettes et sort de la zone euro, le monde pourrait voir venir une crise pire que celle de 2008 où Deutsche Bank subirait le même sort que Lehman Brothers, a déclaré l’observateur de RT Max Keiser.

Deutsche Bank, une des plus grandes banques du monde avec un portefeuille de dérivés de 100 trillions de dollars serait très vulnérable en cas de Grexit, estime Max Keiser économiste et intervenant régulier sur la chaine RT. Elle pourrait connaître le même sort que la banque américaine d’investissement Lehman Brothers. Et l’économie internationale se retrouverait dans une crise plus grave encore que celle de 2008, qui semblerait même banale en comparaison, met en garde l’observateur de RT.

En évoquant le sujet du Grexit, Max Keiser a aussi ouvertement critiqué le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker. Il a rappelé que dès le départ, le gouvernement grec a affirmé que le pays n’avait pas l’argent pour rembourser sa dette. A l’époque, le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker avait dit : «Vous devez mentir quand cela devient important». Selon Max Keiser, c’est ce dernier qui est en train de mentir, parce que ce qui se passe maintenant est très important pour l’Europe. «Tout ce qui sort de sa bouche, nous devons présumer qu’il ment parce que les choses ont commencé à se gâter», juge Max Keiser. Il est allé plus loin en qualifiant Jean-Claude Juncker de «maniaque» et de «fraudeur». «C’est un fieffé menteur, personne ne prendrait au sérieux les propos de ce maniaque. C’est un fraudeur», a déclaré Max Keiser.

Selon l’observateur de RT, le Grexit serait «fantastique» pour la Grèce, parce que le pays pourrait relancer son économie. Ce serait la zone euro, notamment l’Italie et l’Espagne qui souffrirait dans ce cas-là. Si la Grèce ne rembourse pas ses dettes, la troïka peut la poursuivre si les créanciers y sont résolus, pense Max Keiser. Il rappelle que nous vivons dans une économie globale, et la Grèce a le droit de participer à la compétition globale et de ne pas être une colonie économique de l’Allemagne, la BCE et le FMI. L’observateur donne l’exemple de l’Islande, qui s’est débarrassée de son problème bancaire et lève actuellement des fonds sur le marché financier international.

Max Keiser s’est également exprimé sur le parti de Syriza à la tête du gouvernement grec. D’après ses dires, ce dernier croit à la démocratie et donne à sa population une chance de participer à son propre avenir. «Je sais que c’est un concept étranger aux gens en Grande-Bretagne ou aux Etats-Unis», a piqué Max Keiser.

En conclusion, l’observateur de RT a dit que les Grecs devraient choisir lors du référendum entre demeurer dans la zone euro et conserver souveraineté et dignité.

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