Tentative de coup d’État au Niger : un vaste complot de l’Impérial-Terrorisme contre la souveraineté africaine

Tentative de coup d’État au Niger : un vaste complot de l’Impérial-Terrorisme contre la souveraineté africaine© RS
Les autorités nigériennes rendent hommage à trois éléments de la Garde présidentielle qui ont perdu la vie lors des affrontements survenus lors de la mutinerie de Niamey.
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Les révélations faites par un officier loyal au Niger entrent en résonance dans le monde. Pour le professeur Franklin Nyamsi, il n’y avait aucun doute que les Forces armées nigériennes et leurs alliées de l’Africa Corps Russe l’emporteraient sur les mercenaires de l’impérialisme, comme lors des attaques précédentes.

C’est avec stupeur et consternation que la capitale de la République du Niger, Niamey, a une fois de plus été réveillée dès 1h du matin le samedi 29 août 2026 par une brutale attaque armée, faisant tonner des armes lourdes à plusieurs points stratégiques : la base militaire aérienne 101 qui jouxte l’aéroport Président Hamani Diori de Niamey et héberge d’ailleurs le détachement de l’Africa Corps de la Fédération de Russie, la zone du Palais présidentiel de Niamey et la Radiotélévision Nigérienne RTN dont l’antenne était convoitée par les assaillants pour transmettre leur narratif sur les ondes nationales et internationales. Les différents témoignages des événements, donnés tant par les observateurs intérieurs qu’extérieurs, penchaient d’abord pour l’hypothèse d’une attaque terroriste en bonne et due forme. Dans cette logique, il n’y avait aucun doute que les Forces armées nigériennes et leurs alliés de l’Africa Corps Russe l’emporteraient sur les mercenaires de l’impérialisme, comme lors des attaques précédentes.

Mais la surprise de l’événement viendra justement quand les autorités nigériennes, la population de la capitale, les militaires loyaux de l’armée nigérienne eux-mêmes et l’opinion africaine vont découvrir le pot aux roses : ce ne sont pas les mercenaires d’Al Qaïda et de l’EI qui attaquent Niamey cette nuit du 28-29 août, mais bien plutôt une unité spéciale de l’armée nigérienne, le BSR-COS. Incroyable retournement de situation, c’est une bataille militaire nigéro-nigérienne qui avait désormais lieu au cœur de la capitale du pays. Elle a heureusement été remportée par les forces loyales au CNSP du Niger, avec l’appui décisif, on le sait depuis lors, de l’Africa Corps russe. La mutinerie a été circonscrite et matée. Ce n’est que justice. Le Niger a été mis à l’abri de cette énième aventure du fanatisme, de l’ignorance et de l’ambition. Mais le questionnement persiste : comment comprendre qu’au moment où le Niger affronte les pires entités hostiles à la souveraineté, à la paix et à la prospérité des populations africaines contemporaines, des militaires nigériens retournent les armes de leur patrie contre leurs propres frères d’armes, courant ainsi le risque de livrer le pays au chaos et à la prédation de l’ensemble de ses ennemis jurés ? C’est le calme et la pédagogie des autorités nigériennes, à la tête desquelles le président et général d’armée Abdourahamane Tiani, qui nous permettront d’entrer dans l’économie de cette situation inédite depuis l’arrivée au pouvoir du CNSP le 26 juillet 2023 au Niger.

En effet, hier 1er septembre 2026, les autorités nigériennes, qui poursuivent les enquêtes permettant de situer toutes les responsabilités dans cette aventure méphistophélique, ont délivré sur la Radiotélévision Nigérienne RTN, le témoignage détaillé et décisif d’un officier supérieur demeuré loyal à son pays, le capitaine Roger Gabriel, 32 ans, du 1er Bataillon Parachutiste de Niamey. Les révélations de cet officier, basées sur des contacts et conversations téléphoniques incontestables consignés dans ses appareils téléphoniques, permettent de reconstituer en réalité un vaste complot de l’Impérial-Terrorisme contre la souveraineté du Niger et de l’Alliance des États du Sahel (AES). D’abord, les révélations du capitaine Roger Gabriel attestent que l’affrontement de Niamey a principalement eu lieu entre la Garde Présidentielle fidèle aux institutions républicaines du Niger et le BSR-COS entré en rébellion contre la République. Les visages de la rébellion sont amplement cités par le capitaine Roger Gabriel : le capitaine Kader, le capitaine Nasser, le capitaine Abdulfattah et le commandant Mayaki, le colonel Seydina, Zazia et Saliou de la famille Bazoum voient leurs rôles patiemment égrenés.

On découvre ensuite que l’opération séditieuse du BSR-COS a bénéficié de soutiens extérieurs massifs : la France de Macron à travers ses forces spéciales stationnées au Tchad, au Bénin et en Côte d’Ivoire, est amplement évoquée dans cette tentative de reprendre la main sur l’uranium du Niger qui lui manque à la folie ; le Tchad du maréchal Mahamat Idriss Déby Itno est abondamment évoqué à travers les communications directes du chef d’État major de l’Armée de l’Air le général Amir Amine, le colonel Hassan Adoum, qui ont ouvertement évoqué l’implication associée des armées tchadienne et française en soutien aux mutins ; le Bénin du président Kossi Mbueke Romuald Wadagni est cité qui a tenu une cellule de crise en urgence à Cotonou pour appuyer l’attaque de Niamey avec le soutien de Paris et d’Abidjan ; le président ivoirien Alassane Dramane Ouattara, valet attitré de la Françafrique n’a pas manqué de s’impliquer fortement dans cette énième déstabilisation contre le Niger, lui qui envisageait déjà dès le mois de juillet 2023 de l’attaquer pour sauver le régime néocolonial de Mohamed Bazoum.

Loin d’être donc seulement un mouvement d’humeur d’une unité de l’armée nigérienne contre sa hiérarchie, cette opération heureusement manquée des 28-29 août 2026 s’avère un nouveau complot pour repositionner la domination française sur l’immense territoire riche du Niger.

Que faut-il dès lors en espérer ?

Que les tribunaux civils et militaires nigériens fassent sérieusement leur travail en condamnant sévèrement les traîtres militaires du BSR-COS qui ont terni l’image de marque révolutionnaire des Forces armées nigériennes en tentant de ramener le pays sous les fourches caudines du néocolonialisme français.

Que les autorités nigériennes et l’Alliance des États du Sahel tirent toutes les conséquences diplomatiques, mais aussi judiciaires et géostratégiques de l’implication des dirigeants béninois, tchadien, français et ivoirien dans cette énième tentative de déstabilisation.

Que le peuple nigérien et l’ensemble des peuples africains en lutte resserrent leurs rangs autour des gouvernements panafricanistes du Sahel Central, véritables pionniers de l’émancipation africaine de ce temps.

Que les alliances construites dans le socle du monde multipolaire comme l’alliance russo-sahélienne continuent à renforcer l’armature de sécurité de la révolution sahélienne, car comme l’a si bien rappelé le président burkinabé Ibrahim Traoré, nous sommes bel et bien à l’époque de l’hiver noir, celle de la lutte permanente pour la souveraineté réelle de l’Afrique.

L’Afrique des libertés, unie comme un seul homme, se tient aux côtés du Niger et de son chef éclairé, le président Abdourahamane Tiani, président de la République, se tient aux côtés de l’AES, pour juguler ces velléités de trahison africaine et de retour de la réaction néocoloniale française, qui veulent retarder l’avènement d’un Sahel central entièrement souverain, libre et prospère.


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