Un ado danois retiré à son père de peur qu’il ne l’envoie faire le Jihad en Syrie (VIDEO)

Capture d'écran de Google Maps
Capture d'écran de Google Maps

Un garçon danois de 15 ans a été pris en charge, de peur qu’il ne se radicalise et que son père musulman ne l’envoie en Syrie. L’adolescent fréquentait depuis peu la mosquée Grimhoej, célèbre pour ne pas dénoncer l’Etat islamique (EI).

Selon des informations publiées le 1er mars, le père de ce garçon, dont le nom est tenu secret, s’est vu retiré la garde de son fils en septembre dernier. Mais cela faisait presque deux ans que les autorités danoises se préoccupaient du sort de l’adolescent.

En mars 2013, la police d’Aarhus s’est inquiétée de cet enfant dont le père avait reçu une éducation islamique en Algérie, avant de venir s’installer au  et d’en recevoir la citoyenneté.

Six mois plus tard, à l’école, ses professeurs se sont inquiétés des tendances radicales de l’adolescent et de ses changements de comportement. Selon le journal danois Jyllands-Posten, il aurait dit à un autre garçon de l’école que c’était une bonne chose «de tuer des juifs» et «qu’il n’y avait pas de problème à commettre un attentat-suicide si des infidèles étaient ciblés».

En avril 2014, sa mère qui avait divorcé du père de ce garçon depuis deux ans s’est, elle aussi, inquiétée pour son fils qui a fait preuve d’un grand intérêt pour la «guerre sainte». A l’été 2014, quand il a commencé à aller à la mosquée Grimhoej, il a même fait part à ses camarades de classe de ses intentions d’aller en .

Ce lieu de culte est devenu tristement célèbre en Europe pour être un nid de jeunes musulmans radicaux. L’imam de la mosquée Oussama El-Saadi a manifesté son mépris à l’égard de la démocratie et a chanté les louanges de l’auteur danois d’un attentat-suicide perpétré en Irak.

«Nous voulons que l’Etat Islamique s’impose. Nous voulons un Etat Islamique dans le monde», a déclaré l’imam dans une émission documentaire de la chaîne de télévision DR en janvier.

En septembre, la police a décidé d’agir après s’être préoccupée de façon croissante du bien-être de l’adolescent à cause de l’influence de son père. Les forces de police ont eu peur que le jeune homme puisse constituer une menace pour la sécurité du Danemark s’il continuait à être radicalisé par son père, a ajouté le Jyllands-Posten. Les autorités l’ont donc pris en charge de force et déclaré que son père pourrait même envoyer le garçon en Syrie pour y mener la guerre sainte.

L’avocat du père a critiqué la décision de placer le garçon dans une institution de jeunesse, soulignant que son client n’était même pas autorisé à contacter son fils par téléphone, ni par e-mail ni même à lui envoyer des lettres.

«Vous ne pouvez pas enlever de force un enfant à sa famille en raison d'une suspicion de radicalisation. Vous ne mettez pas les adultes en prison sur la base de craintes d’une radicalisation. Vous ne faites que prendre leur passeport», a confié Tage Goettsche, l’avocat du père, au journal Berlingske.

L’avocat a ajouté que les visites surveillées avec des conseillers spéciaux auraient été une alternative plus efficace et qu’il n’y avait pas de besoin pour les autorités danoises de prendre des mesures aussi extrêmes.

Merte Olesen du Centre pour les familles, les enfants et les jeunes croit que les autorités ont eu raison de placer le garçon en foyer, ajoutant qu’il était de leur devoir de chercher des signes de radicalisation chez un enfant, qu’elle soit de nature politique ou religieuse.

«Si une jeune personne a des opinions très fortes et que des changements considérables se sont produits dans son comportement, que ce dernier devient extrêmement négatif à l’égard de la société danoise ou qu’il témoigne de sympathies pour des groupes extrémistes, nous devons le savoir», a-t-elle déclaré au quotidien danois Jyllands-Posten.

Aarhus, une ville de 324 000 habitants, qui s’est fait connaître en  comme un centre de l’islamisme radical. 30 musulmans ont quitté la ville pour la Syrie et combattre aux côtés de l’Etat islamique. Les services de renseignements estiment à 110, le nombre total de citoyens danois qui sont partis pour la Syrie.

Le Danemark essaye encore d’accepter la fusillade du 14 février, où un homme armé a tué deux personnes dans des attaques séparées à Copenhague.

Omar Abdel Hamid El-Hussein, 22 ans, un Danois d'origine palestinienne, aurait été inspiré par les attentats terroristes contre Charlie Hebdo en janvier à Paris qui ont fait 12 morts. L’agresseur était sorti de prison deux semaines avant l’attaque, après avoir purgé une peine de prison pour violences aggravées.

 

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