Moscou: l’OSCE néglige son mandat en Ukraine (VIDEO)

OSCE© Irina GuérashchenkoSource: RIA NOVOSTI
OSCE

Moscou accuse la mission d’observation de l’OSCE en Ukraine de ne pas remplir son mandat sur le suivi de l'application du cessez-le-feu. Les observateurs se plaignent qu’ils ne peuvent pas vérifier le retrait des armes sans données supplémentaires.

Dans son dernier rapport, la mission de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en  (OSCE) a dit que ses observateurs ne peuvent pas vérifier le retrait des armes lourdes de la ligne de front avant que Kiev et les rebelles ne fournissent des «inventaires, des itinéraires de retrait et des points de rassemblement» complets pour leurs arsenaux respectifs.

Les rebelles disent qu’ils ont envoyé un inventaire à l’OSCE et que les observateurs refusent leurs invitations pour témoigner des mouvements de retrait actuels.

«Chaque jour ils posent de nouvelles conditions. Par exemple, [jeudi] ils ont demandé un itinéraire concret pour l’artillerie. Ces armes lourdes ne circulent pas sur les routes, mais les observateurs de l’OSCE n’iront pas dans les champs», s’est plaint le porte-parole des rebelles Edouard Bassourine.

Le responsable a ajouté que les forces antigouvernementales ne contestent pas le mandat de l’OSCE d’observer le bon déroulement du retrait mais qu’ils veulent une présence accrue d’observateurs sur le terrain.

Le ministère russe des Affaires étrangères a dit que  regrettait que la mission d’observation ait fait preuve d’un manque d’efforts pour exercer les fonctions qui lui sont confiées» et ne procède pas au suivi du retrait des armes.

L’OSCE a confirmé que le nombre de violations du cessez-le-feu signalées dans l’est de l’Ukraine avait diminué. L’organisation a ajouté que le groupe conjoint des observateurs militaires, qui comprend des représentants ukrainiens, russes et des forces rebelles, avait présenté une carte de la zone de conflit, ce qui peut être perçu comme un pas en avant pour mettre fin à la violence.

La plupart des plaintes venait des villages à proximité de l’aéroport de  et de la ville de Chirokoye à 25 km de Marioupol, mentionne le rapport de la mission de l’OSCE. La violence continue près de Marioupol, un grand port sous le contrôle du gouvernement ukrainien, représente sans doute le plus grand danger pour la trêve qui reste fragile.

Kiev accuse ses adversaires de préparer une véritable invasion de la ville, ce que les rebelles démentent.

(RIA Novosti)
(RIA Novosti)

Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius est prévenu mercredi qu’une attaque contre Marioupol ferait avorter tout le processus de paix et a demandé à Moscou de l’éviter. «Nous avons clairement dit aux Russes que dans le cas d’une attaque séparatiste en direction de Marioupol, la situation allait se dégrader considérablement, notamment en termes de sanctions», a déclaré Laurent Fabius lors d’une interview sur France Info.

Il a aussi commenté le plan britannique d’envoyer des instructeurs militaires pour entraîner les troupes ukrainiennes, un pas qui allait augmenter les tensions entre la Russie et l’Occident à propos de l’Ukraine. «Les Britanniques qui ne participent pas aux négociations ont adopté une ligne dure», a encore déclaré Laurent Fabius après l’annonce du Premier ministre britannique David Cameron mardi.

La décision britannique d’envoyer les troupes en Ukraine a été saluée par le président polonais Bronisław Komorowski qui a dit que c’était un pas dans la bonne direction et que la Pologne ne cachait pas qu’elle était prête à aider Kiev. La France et l’Allemagne étaient les puissances européennes engagées dans les négociations sur l’accord de Minsk à la mi-février. Mais un grand nombre d’officiels britanniques et américains envisagent de fournir une aide militaire à Kiev, en déclarant que cela servirait comme un moyen de dissuasion contre la Russie.

De son côté, Moscou rétorque que des livraisons d’armes et le refus des soutiens étrangers du gouvernement ukrainien de faire pression sur Kiev pour respecter le cessez-le-feu ne faisait qu’aggraver la situation L’Allemagne a affirmé qu’elle ne planifiait pas d’envoyer des troupes ou de vendre des armes à Kiev.

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