Le déploiement des missiles S-400 a doublé les capacités défensives de la Russie en Extrême Orient

S-400 Source: RIA NOVOSTI
S-400

Les nouveaux systèmes antimissile de fabrication russe S-400 ont été déployés dans la péninsule du Kamtchatka. Ces armes de nouvelle génération d’une portée de 400 km peuvent abattre des petits avions de même que des missiles balistiques nucléaires.

Les 36 unités de matériel militaire qui forment une batterie de missiles S-400 «Triumph» (nom de code de l’OTAN SA-21 Growler) partis du Sud de la Russie ont été livrés par mer au Kamtchatka, dans l’Extrême-Orient russe. Selon le ministère russe de la Défense, ils ont déjà été déchargés et transportés dans leurs emplacements permanents près de la ville de Petropavlovsk-Kamtchatski.

Cinq batteries de S-400 sont censées protéger le ciel du Kamtchatka. La livraison de chaque lot de systèmes antimissile n’est effectué qu’après des tests rigoureux de tous les systèmes de missiles et l’entraînement du personnel sur le cosmodrome de Kapoustine Iar dans le Sud du pays.

Les S-400 sont déjà en charge de la protection de Moscou et de Saint-Pétersbourg, de Severomorsk – qui abrite le quartier général de la Flotte du Nord –, de la région de Kaliningrad – qui est la partie la plus occidentale de la Russie, coincée entre la Pologne, la Lituanie et la Biélorussie et qui abrite la flotte russe de la Baltique –, les régions du Sud de la Russie et la côte de la mer Japonaise dans l’Extrême-Orient russe.

Les S-400 sont des systèmes antimissile de nouvelle génération qui peuvent être équipés de missiles de très longue portée (jusqu’à 400 km), de longue portée (250 km) et de moyenne portée (120 km). Il sont en mesures d’abattre tous types de cibles, des petits aéronefs jusqu’aux missiles de croisière tels que les Tomahawk, voire des missiles balistiques nucléaires.

La Russie n’entend pas exporter ce nouveau système dans les prochaines années, ne vendant à l’étranger que ses S-300 plus anciens. Cependant, un accord sur des livraisons à venir de S-400 a été signé avec la Chine, qui est ainsi devenu le premier pays sur une liste d’au moins huit états qui souhaitent s’en procurer et qui compte notamment l’Arabie saoudite et la Turquie.

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