Un organe de l’ONU en charge de la supervision de la police afghane accusé de corruption

Un policier afghan© Mohammad Ismail
Un policier afghan

D’après une enquête financée par les Nations unies, des responsables gouvernementaux afghans, qui sont chargés de surveiller la police, ont étouffé des plaintes pour corruption. Le rapport leur suggère de partir à la retraite.

Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) enquête aussi afin de déterminer pourquoi sa propre division,le Fonds d'affectation spéciale pour le maintien de l'ordre en Afghanistan (LOTFA) qui a ordonné cette enquête, n’a pas présenté ce rapport à de hauts responsables onusiens après sa publication en janvier dernier.

Depuis 2002, le LOFTA a reçu 3,6 milliards de dollars pour payer les salaires des policiers et d’autres dépenses.

Selon Reuters, le chef de l’agence Hakim Nejrabi et les cadres ont ignoré une avalanche de plaintes ou les ont tout simplement bloquées.

«La corruption systématique est endémique pour l’organisation, parce que ses dirigeants n’ont pas simplement toléré la corruption, ils l’ont facilitée et à plusieurs reprises, y ont participé», indique le rapport qui conseille le départ à la retraite de Nejrabi et des cadres avec lesquels il a travaillé.

Nejrabi a démenti toutes les accusations mentionnées dans ce rapport et a qualifié ces révélations d’«assassinat politique». Selon lui, plus de 50 fonctionnaires du ministère de l’Intérieur ont fait l’objet d’enquêtes et depuis son entrée en fonction, 22 affaires ont été transmises aux autorités pour qu’elles y donnent suite.

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