«Grande manœuvre militaire» conjointe entre L’Arabie saoudite et l’Egypte

L'artillerie saoudienne à la frontière avec le YémenSource: Reuters
L'artillerie saoudienne à la frontière avec le Yémen

Riyad continue de renforcer ses liens avec les armées régionales au milieu de la campagne aérienne contre les Houthis. Elle a signé avec l’Egypte la planification d’une «grande manœuvre militaire» avec les autres pays du Golfe.

Lors de la visite du ministre saoudien de la Défense Mohammed bin Salman au Caire pour discuter la campagne militaire au Yémen, les deux pays se sont mis d’accord pour former un comité militaire conjoint pour discuter de «la mise en œuvre d’une grande manœuvre militaire sur le territoire du Royaume de l’Arabie saoudite», a dit le Cabinet du président égyptien dans une déclaration, sans donner de détails sur les exercices militaires en question.

En soulignant que la sécurité de la région du Golfe et de la mer Rouge représente notamment «une ligne rouge», Le Caire a accepté de participer à la force arabe conjointe qui comprend d’autres pays du Golfe. Les forces navales et aériennes égyptiennes sont déjà engagées dans l’opération «Tempête décisive» au Yémen. Le Caire a indiqué qu’il fournirait des troupes terrestres «si nécessaire».

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Les saoudiens ont fait part d’une discussion constructive concernant «le renforcement de la coopération militaire» dans la coalition en affirmant que le rôle de l’Egypte est un des plus importants dans la région.

La coalition arabe composée de l'Egypte, la Jordanie, le Soudan, le Maroc, le Qatar, le Koweït, Bahreïn et les Emirats Arabes Unis lancent des raids aériens contre les rebelles houthis au Yémen depuis trois semaines.

Les raids aériens de la coalition ont infligé de sérieux dommages sur l’infrastructure civile au Yémen. Plus de 1000 personnes y compris beaucoup de civils sont les victimes collatérales de ces frappes. Les alliés, principalement, sunnites font de leur mieux pour rétablir le pouvoir du président yéménite en exil.

Le Conseil de Sécurité de l’ONU a adopté une résolution qui prévoit l’introduction de sanctions contre les dirigeants des rebelles. Cette décision a été saluée à Riyad comme «une victoire pour le peuple yéménite». Cependant, l’ambassadeur russe auprès de l’ONU, qui s’est abstenu de voter, a noté que la résolution a échoué à adresser aux deux camps de «cesser le feu tout de suite et entamer les négociations de paix».

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Entretemps, les chaines de télévision arabes, y compris Al Jazeera, ont rapporté que les militaires saoudiens renforcent leur présence le long de la frontière yéménite voisine, près de la province de Saada. L’Arabie Saoudite a renforcé le nombre de gardes-frontières, de chars et d’unités d’artillerie qui pourraient être utilisés pour lancer une opération d’ampleur contre son voisin.

L’Arabie Saoudite, le premier importateur d’armes du monde, est bien équipé en cas d’opération terrestre. L’année passée, les dépenses militaires du pays ont accru de 17 %, selon le rapport de l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm. La monarchie théocratique est soutenue par les Etats-Unis, qui ne sont pas directement engagés dans le conflit mais qui ont offert les services de leurs drones, survolant le territoire yéménite pour y recueillir des informations précieuses.

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L’intervention militaire ne résoudra jamais le conflit au Yémen selon l’Iran, une autre puissance régionale majeure qui a proposé un cessez-le-feu et une résolution pacifique du conflit à la crise. Le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif a indiqué que le plan de paix qu’il soumet comprend une trêve, une aide humanitaire, un dialogue entre les belligérants et «un gouvernement complet aimable avec tous ses voisins».

 

 

 

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