Des émeutes se seraient produites dans le centre de détention de Wickham Point en Australie

Centre de détention à Darwin, photo de  https://www.flickr.com
Centre de détention à Darwin, photo de https://www.flickr.com

Selon des rapports, 20 détenus se seraient infligés des blessures dans le centre de détention de Wickham Point à Darwin en Australie, pour éviter leur transfert à l’île de Nauru, ce qui a causé des troubles.

C’est un demandeur d'asile qui a révélé l’information à ABC News Australia. La  a confirmé qu’elle a reçu un appel du centre de détention et se rend sur les lieux. Une femme qui se serait automutilée est maintenant à l’hôpital Royal de Darwin.

Pendant les deux semaines dernières, on a observé un déclin dramatique de la santé mentale des détenus, selon Ben Pynt de l’organisation DASSAN qui protège les droits de ceux qui se trouvent dans le centre de détention.

«Il y a eu une forte augmentation de cas d'automutilation et de suicides, et c’est vraiment inquiétant de voir ce que les gens sont prêts à faire pour empêcher leur transfert à Manus et Nauruou, ou tout simplement pour manifester contre les conditions de détention», a dit Ben Pynt à ABC News Australia.

«Les gens là-bas sont absolument désespérés. Ils pensent qu’ils resteront pour toujours dans le centre de détention», a-t-il ajouté.

Le centre de détention de Nauru est composé de deux camps de tentes séparés et pouvant contenir jusqu’à 1 200 détenus. Des rapports de mauvaises conditions de détention et de mauvais traitements ont forcé les autorités à faire un examen de la structure, effectué le mois dernier.

L’ex- commissaire à l'intégrité Philip Moss qui a conduit l’examen de la structure, a confirmé les allégations comme quoi des demandeurs d'asile, y compris des petits enfants, ont été violés et maltraités physiquement.

Il a rapporté des cas de chantage où certaines femmes n’avaient le droit de prendre une douche qu’en échange de faveurs sexuelles.

Les volontaires de Save The Children se sont vus interdits l’accès aux camps, de peur que ces derniers n’incitent les réfugiés à se soulever, selon les résultats de cette enquête.

Les employés du centre ont exprimé leur empressement à témoigner devant le Sénat que les autorités étaient au cours de ces pratiques et qu’aucune mesure n’avait pour autant été prise.

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