Confidentialité sur Facebook : le géant californien ignore les règlements européens

Facebook (Capture d'écran d'une vidéo de RT)
Facebook (Capture d'écran d'une vidéo de RT)

Même si vous avez refusé l’option de pistage ou vous n’avez pas de page Facebook, la compagnie contrôle vos mouvements par l’utilisation de cookies en violation des règlements de l’UE, a constaté un rapport de la Commission vie privée en Belgique.

Un rapport commandé par la Commission vie privée en  a conclu que Facebook piste tout le monde, même les utilisateurs déconnectés ou les personnes qui n’ont pas de page Facebook, principalement par l’utilisation de cookies et de l'option «J'aime» qui se trouve sur plus de 13 millions de sites web dans le monde entier.

Selon les règlements de l’Union européenne, les sites web doivent obtenir une permission de l’utilisateur avant placer des cookies sur son ordinateur. La transmission automatique des cookies de traçage étant contraire aux règlements européens, les sites web de l’UE, habituellement, demandent aux utilisateurs de permettre les cookies à la première visite.

Facebook installerait par défaut des cookies de pistage, des petits fichiers qui contiennent les paramètres et l'activité précédente de l’utilisateur, pendant sa visite sur chaque page dans le domaine facebook.com, qui se transformeraient en outil de traçage d’utilisateurs à des fins publicitaires sur les sites web autres que Facebook.

Pourtant, comme le rapport a établi, pour les non-utilisateurs ou ceux qui ont refusé l’option de pistage, Facebook a installé un cookie spécial dénommé «datr» qui contient un identificateur unique et qui pourrait être utilisé pour suivre l’utilisateur pendant chaque visite sur un site web contenant l’option «J’aime» en provenance Facebook.

La compagnie américaine, dans un courrier électronique au quotidien britannique The Guardian, a contesté les conclusions de ce rapport, déclarant qu’il «contient des erreurs factuelles». «Les auteurs ne nous ont jamais contactés et ne nous ont pas demandé de clarifier les suppositions sur lesquelles leur rapport est basé».

Facebook «aurait expliqué en détail» les erreurs dans le projet de rapport après son envoi aux autorités belges chargées de la protection des données. Le géant de la Silicon Valley a même proposé aux auteurs du rapport une réunion pour leur expliquer pourquoi leurs conclusions étaient «incorrectes».

L’utilisation de cookies sur des utilisateurs déconnectés est une pratique courante et légale depuis plusieurs années, a fait valoir la compagnie.

«Nous collectons des informations quand vous visitez ou utilisez les sites web et les applications de tiers qui utilisent nos services. Cela inclut l’information concernant les sites web et les applications que vous visitez, votre utilisation de nos services sur les sites web et les applications ainsi que l’information que le développeur ou l’éditeur de l’application ou du site web fournit à vous ou à nous», est-il stipulé dans la politique actuelle d’utilisation des données de Facebook.

La compagnie assure que sa  actuelle est conforme à la réglementation de l’UE et souligne que Facebook coopère régulièrement avec le commissaire européen à la protection des données.

Les autorités belges, néerlandaises et allemandes ont réagi au rapport en ouvrant une enquête. Le rapport sera pris en considération par les autorités des trois pays, a affirmé une porte-parole de la Commission vie privée, ajoutant qu'il est trop tôt pour tirer des conclusions.

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