Alexis Tsipras sur la corde raide (VIDEO)

Lors d’un mini-sommet avec les dirigeants européens, le premier ministre grec a défendu sa position face aux exigences de ses partenaires de la zone euro, quelques jours après avoir validé une loi sociale en faveur des Grecs les plus démunis.

Dans la nuit de jeudi à vendredi s’est tenu un mini-sommet entre Alexis Tsipras d’une part, le président français François Hollande, la chancelière allemande , le président du Conseil Donald Tusk et les présidents de la Commission, Jean-Claude Juncker, de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi, et de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem d’autre part.

Apres plusieurs heures de discussions, les différentes parties de la réunion en reviennent aux accords signés le 20 février dernier, Alexis Tsipras s’engageant à fournir «une liste complète de réformes détaillées» dans les prochains jours.

Les acteurs de ce sommet sont repartis dos-à-dos, M. Dijsselbloem admettant que "les progrès faits sont minimes" alors que "le temps est compté". La chancelière allemande, elle, se montre plus directe «Tout revient à l'accord du 20 février, nous n'avons pas changé d'un iota».

La  se trouve en effet dans un contexte financier extrêmement tendu. Le pays doit faire face à fuite massive de capitaux – plus de 300 millions d’euros ont été retirés des banques grecques dans la seule journée de mercredi – alors que le pays doit rembourser aujourd’hui une tranche de 330 millions d’euros au Fonds monétaire international (FMI) et payer les salaires des fonctionnaires et les pensions des retraités avant la fin du mois.

L’Union européenne exige de la Grèce qu’elle mette en place un programme de redressement de ses finances, incluant un plan de réformes radical, alors que le taux de chômage dans le pays s’élève à 26 % et que les acquis sociaux des citoyens grecs ont été largement rabotés depuis les premières mesures d’austérité mises en place par le gouvernement précédent. 

Le vice-Premier ministre grec Yannis Dragasakis a reconnu jeudi soir que son pays présentait un problème de liquidités et avait besoin d'une aide extérieure.

En début de semaine, le parlement grec a validé le projet de loi sur la «crise humanitaire» prévoyant des allocations de logement et de l'aide alimentaire d'urgence pour les grecs les plus pauvres.

Lundi doit avoir lieu à Berlin une rencontre entre Angela Merkel et Alexis Tsipras. L’optimisme concernant des avancées sur ce dossier n’est pas de mise, Angela Merkel ayant déclaré jeudi matin devant les parlementaires allemands que «Personne ne doit s'attendre à une solution des problèmes à la réunion de lundi».

Alexis Tsipras, leader du parti de gauche radicale Syriza, est arrivé au pouvoir le 25 janvier 2015 en faisant campagne sur le rejet de l’austérité imposée à  par Bruxelles depuis le début de la crise de la dette publique grecque.

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