La Suisse poursuit un de ces citoyens pour avoir combattu contre Daesh

Le drapeau suisse (Capture d'écran d'une vidéo de RT)
Le drapeau suisse (Capture d'écran d'une vidéo de RT)

Un citoyen suisse est rentré au pays après avoir combattu en Syrie contre Daesh. Mais il doit faire face à des poursuites judiciaires pour avoir rejoint une armée étrangère sans autorisation officielle.

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Johan Cosar, un Suisse d’origine syrienne de 33 ans, a été arrêté à Bâle à son retour de Syrie. Il avait passé les deux années précédentes à combattre aux côtés d’une milice syriaque contre l’Etat islamique, a annoncé jeudi l’AFP.

Johan Cosar, qui a été libéré sous caution, est poursuivi par la justice militaire helvétique. Il risque une amende et jusqu’à trois ans de détention s’il est reconnu coupable d’avoir rejoint une armée étrangère sans autorisation officielle.

Né en Suisse, Johan Cosar est parti dans le Nord-Est de la Syrie en tant que journaliste pour des médias suisses italophones, a-t-il expliqué au journal Le Temps en décembre dernier. «Je ne suis pas parti en  pour combattre», a-t-il déclaré, au site internet Swissinfo.ch en précisant : «Je me suis retrouvé au cœur de la guerre civile, dans une situation où il faut prendre les armes pour se défendre».

Ensuite, il a rencontré des combattants syriaques et les a rejoints.

Les Syriaques, ces chrétiens orthodoxes du Moyen-Orient qui parlent une forme de l’araméen qui date du 12ème siècle avant Jésus-Christ, ont été forcés de quitter leurs maisons à cause de l’attaque des groupes extrémistes, comme des milliers de personnes en Irak et en Syrie. Le Conseil de sécurité de l’ONU doit discuter de cette crise et des réfugiés qu’elle engendre à la fin du mois.

Johan Cosar a utilisé son entraînement acquis dans l’armée suisse pour conseiller les milices et il les a même aidées à créer le Conseil militaire syriaque. «J’ai vu leur manque de l’organisation, c’est pourquoi j’ai commencé à donner quelques conseils aux hommes pour qu’ils forment des milices et cela est devenu mon nouveau rôle», a-t-il confié au magazine américain Foreign Policy.

«Je n’ai rien fait contre la  et je suis sûr que les Suisses le comprennent», a annoncé le combattant à Deutsche Welle l’année dernière.

Cette affaire contraste avec le changement intervenu dans la politique néerlandaise après que la bande de motards No Surrender a décidé de rejoindre les forces kurdes dans leur combat contre Daesh dans le Nord de . Le porte-parole du ministère public néerlandais Wim de Bruin a annoncé à l’AFP que «rejoindre une force armée étrangère était auparavant punissable, mais que désormais ce n’était plus interdit».

Des citoyens britanniques ont aussi quitté le pays pour rejoindre les groupes kurdes sans qu’il n’y ait eu aucune action officielle intentée contre eux.

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