Un sondage révèle le désir des Israéliens d’exécuter sur place les suspects terroristes palestiniens

Soldats israéliens© Abed Omar Qusini Source: Reuters
Soldats israéliens

Selon le sondage d’un think-tank, plus de 50% d’Israéliens souhaitent que les Palestiniens soupçonnés d’avoir perpétré des actes terroristes soient «tués sur place». Ce weekend, six israéliens ont été blessés, d’où ce nouveau durcissement.

De nouvelles données choquantes révèlent que «la majorité des juifs israéliens (53%) sont d’accord avec le communiqué qui souligne que "chaque Palestinien ayant commis un acte terroriste contre les juifs doit être exécuté sur place"», souligne l’étude menée par Israël Democracy Institute, basé à Jérusalem.

Des exécutions sommaires ont été réalisées après l’arrestation d’accusés afin qu’ils «ne posent plus de danger» au soi-disant «think-tank non partisan, dédié au renforcement des fondations de la démocratie israélienne», peut-on lire sur leur site d’Internet.

600 adultes ont participé à ce sondage qui a été réalisé en deux jours courant octobre. Plus de 80% des interrogés israéliens ont également souhaité que le domicile des agresseurs présumés palestiniens soient détruits.

Cette étude reflète l’aggravation des tensions dans les relations israélo-palestiniennes à travers Israël, la Cisjordanie et la bande de Gaza.

Les soldats israéliens, désormais, «tirent pour tuer»

La violence dans la région ne cesse de s’accentuer. En effet, le nombre d’attaques au couteau commises par les Palestiniens contre les Israéliens ne cesse de s’accroitre.

On peut qualifier ce dimanche de «sanglant». Malgré la réaction rapide des policiers, six israéliens ont été blessés et deux palestiniens ont perdu la vie.

Cette nouvelle vague de violences inclut l’incident survenu avec une femme palestinienne, qui a tenté de poignarder un garde de sécurité israélien à l’entrée d’une colonie juive de Cisjordanie. Elle a été abattue après son attaque. Les médias locaux ont annoncé que la femme palestinienne est décédée des suites de ses nombreuses blessures. L’incident a été filmé et la vidéo a été diffusée par les autorités israéliennes.

Quatre autres personnes ont été blessées à un arrêt de bus dans la colonie de Kfar Tapuach, en Cisjordanie. Un homme palestinien a percuté l’arrêt de bus avec sa voiture. Il a ensuite été abattu par les soldats israéliens.

Plus tard dans la journée, un colon juif a été poignardé au ventre par des palestiniens dans le village de Nabi Ilya. Le ministère israélien de la Défense a souligné que la victime a survécu après avoir reçu des soins à temps.

11 israéliens et 72 palestiniens ont perdu la vie depuis le début du mois d’octobre dans des agressions en pleine rue. Des milliers de Palestiniens étaient descendus dans les rues dans le but de condamner la violence ou de se venger.

Des politiciens israéliens ont demandé aux forces de sécurité d’être plus vigilants envers les Palestiniens. Certains d’entre eux ont appelé à tuer les suspects sur place.

Yaïr Lapid, un membre du Yesh Atid, un parti politique israélien, a expliqué aux soldats israéliens que les Palestiniens menaçant les troupes israéliennes ou les civils «doivent être tués sur place». De plus, le ministre de la Sécurité publique israélien Gilad Erdan a noté que les suspects palestiniens devront être abattus afin de montrer aux potentiels agresseurs «qu’ils ne survivront pas aux attaques qu’ils comptent commettre».

Les dernières attaques se sont déroulées depuis l’annonce de la première rencontre exceptionnelle entre le Premier ministre Benyamin Netanyahou et le président américain Barack Obama. Ces retrouvailles sont prévues pour aujourd’hui.

Le Proche-Orient connaît un regain de tensions depuis le début du mois d’octobre sur l’esplanade des Mosquées. Il est notamment lié au contrôle accru autorisant l’accès des musulmans à la mosquée al-Aqsa, ainsi que la poursuite de la colonisation des territoires palestiniens. 

Israël a revendiqué les territoires de la Cisjordanie, de Jérusalem et de la bande de gaza, que les Palestiniens considèrent comme faisant partie intégrante de leur Etat. Ces territoires ont été conquis pendant la guerre des Six Jours en 1967, mais leur annexion n’a jamais été reconnue sur le plan international. 

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