L'état d'urgence décrété pour un mois dans une région d'Ouzbékistan

Le président de l'Ouzbékistan, Chavkat Mirzioïev, le 11 octobre 2019, au Turkménistan (image d'illustration).© Alexei Druzhinin, Sputnik Source: AP
Le président de l'Ouzbékistan, Chavkat Mirzioïev, le 11 octobre 2019, au Turkménistan (image d'illustration).
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La présidence de l'Ouzbékistan a annoncé la mise en place de l'état d'urgence pour une durée d'un mois dans la République du Karakalpakstan après des rassemblements contre un projet d'amendement constitutionnel.

Dans un communiqué diffusé le 2 juillet, la présidence de l'Ouzbékistan a expliqué avoir décrété l'état d'urgence pour une durée d'un mois dans la République du Karakalpakstan, région de l'ouest du pays, après les manifestations qui se sont déroulées le 1er juillet à Noukous, capitale de la région.

«Par décret présidentiel, afin d'assurer la sécurité des citoyens, de protéger leurs droits et libertés, de rétablir l'ordre public sur le territoire de la République du Karakalpakstan, l'état d'urgence a été déclaré pour la période allant de 00h01 le 3 juillet 2022 à 00h00 le 2 août 2022», a fait savoir Cherzod Assadov, le porte-parole de la présidence sur Telegram.

Selon le décret pris par Chavkat Mirzioïev, consultable sur le site de la présidence, un couvre-feu sera instauré entre 21h et 7h du matin. Par ailleurs, plusieurs «mesures et restrictions temporaires» seront mises en place, comme un renforcement de «la protection de l'ordre public», des «restrictions à la liberté de circulation», une restriction des entrées et sorties sur le territoire de la République ou encore l'interdiction de «l'organisation et [de] la tenue de rassemblements pacifiques, de divertissements, de sports et d'autres événements publics».

Le Parlement de l'Ouzbékistan a de son coté approuvé ce décret dans la matinée du 3 juillet.

Manifestations à Noukous contre une réforme constitutionnelle

Le 1er juillet, des milliers de manifestants avaient défilé à Noukous pour s'opposer au projet d'amendement constitutionnel proposé par le président Chavkat Mirzioïev. Cette réforme prévoyait notamment la perte du statut «souverain» de la région, du droit d'organiser un référendum sur son autodétermination ou encore l'allongement du mandat présidentiel de cinq à sept ans.

Dans son décret, Chavkat Mirzioïev a qualifié ces rassemblements de «menace réelle pour la vie et la santé des citoyens», dénonçant également des «faits d'attaques contre des agents des forces de l'ordre».

Dans un communiqué diffusé le 3 juillet, le service de presse de Chavkat Mirzioïev a annoncé que le président avait rencontré des députés du Parlement du Karakalpakstan, déclarant à cette occasion qu'il y avait eu «des victimes parmi les civils et les forces de l'ordre». «Certaines forces ont choisi la voie de la violence sous prétexte de manifester contre des réformes constitutionnelles [...] Elles diffusent de fausses informations, impliquent les citoyens dans des activités qui violent la Constitution afin de déstabiliser la société et saper l'intégrité territoriale», a-t-il ajouté.

Le 2 juillet, le Parlement, le gouvernement et la police de la République du Karakalpakstan avaient assuré dans un communiqué de presse avoir arrêté un «groupe comprenant les organisateurs d'émeutes et des personnes s'étant opposées activement aux forces de l'ordre», précisant que les suspects avaient tenté de s'emparer de bâtiments publics lors des rassemblements.

A la suite des ces manifestations, Chavkat Mirzioïev s'était rendu sur place pour annoncer l'abandon de son projet de réforme.

Arrivé au pouvoir en 2016 après la mort de son prédécesseur Islam Karimov, Chavkat Mirzioïev a mis en place d'importantes réformes économiques et sociales. Il avait été largement réélu lors du scrutin de 2021 avec plus de 80% des suffrages.

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