Droit à l'avortement : la Cour suprême des Etats-Unis laisse à chaque Etat le soin de légiférer

Des militants pour le droit à l'avortement à côté de militants anti-avortement devant le bâtiment de la Cour suprême des Etats-Unis, le 23 juin 2022 (image d'illustration).© Anna Moneymaker / GETTY IMAGES NORTH AMERICA Source: AFP
Des militants pour le droit à l'avortement à côté de militants anti-avortement devant le bâtiment de la Cour suprême des Etats-Unis, le 23 juin 2022 (image d'illustration).
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Dans une volte-face historique, la Cour suprême des Etats-Unis a enterré un arrêt qui, depuis près d'un demi-siècle, garantissait le droit à avorter mais n'avait jamais été accepté par la droite de l'échiquier politique américain.

La Cour suprême des Etats-Unis a décidé ce 24 juin de laisser à chaque Etat le soin de légiférer en matière de droit à l'avortement. La décision ne rend pas les interruptions de grossesse illégales, mais renvoie les Etats-Unis à la situation en vigueur avant l'arrêt emblématique «Roe v. Wade» de 1973.

Alors que cette décision était attendue depuis mai, les camps de pro et des anti se sont immédiatement mobilisés, à l'image des fractures souvent irréconciliables qui traversent les Etats-Unis.

Cette volte-face historique est à l'origine de vives réactions outre-Atlantique. L'actuel chef d'Etat démocrate Joe Biden a déploré un «triste jour» pour l'Amérique, tandis que son prédécesseur républicain Donald Trump a déclaré : «C'est la volonté de Dieu.»

L'ancien président américain Barack Obama a lui accusé la Cour suprême d'avoir «attaqué les libertés fondamentales de millions d'Américaines». «Aujourd'hui, la Cour suprême a non seulement renversé près de 50 ans de précédent historique, elle laisse également au bon vouloir des politiciens et idéologues la décision la plus personnelle qui soit», a-t-il tweeté.

«Vous ressentez sans doute beaucoup d'émotions, de la douleur, de la colère, de la confusion. C'est normal, nous sommes avec vous et nous n'arrêterons jamais de nous battre pour vous», a tweeté Planned Parenthood, la principale organisation de planning familial américaine.

«En renvoyant la question de l'avortement aux Etats et au peuple, la Cour suprême a réparé une erreur historique», a de son côté salué l'ancien vice-président américain Mike Pence, ici cité par l'AFP.

De premiers Etats annoncent bannir l'avortement dans la foulée

Plusieurs Etats américains ont déjà annoncé prendre des mesures pour interdire les interruptions volontaires de grossesse sur leur territoire, dans la foulée de la décision de la Cour suprême.

Le procureur général du Missouri a ainsi annoncé que cet Etat conservateur du centre des Etats-Unis devenait le «premier» à interdire l'avortement. 

La gouverneure républicaine du Dakota du Sud, Kristi Noem, a elle annoncé que l'avortement était désormais illégal dans cet Etat du nord des Etats-Unis, en vertu d'une loi dite «zombie» qui avait été rédigée à l'avance, pour entrer en vigueur automatiquement en cas de changement de jurisprudence à la Cour suprême.

La gouverneure républicaine a également annoncé dans un communiqué la tenue d'une session spéciale de la législature de l'Etat «plus tard dans l'année», pour sauver des vies et aider les mères touchées par la décision» de la Cour suprême.

Peu après, le gouverneur républicain de l'Indiana a annoncé convoquer la législature de cet autre Etat septentrional afin de prononcer au plus vite l'interdiction de l'avortement.

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