Un drone sous-marin muni d’explosifs repéré près du gazoduc Nord Stream dans la mer Baltique

© Igor Zarembo Source: RIA NOVOSTI

Un véhicule militaire sous-marin sans équipage bourré d’explosifs a été repéré au fond de la mer Baltique près du gazoduc Nord Stream, rapportent les médias suédois. L’appareil doit être neutralisé le 9 novembre.

Un véhicule sous-marin de déminage contrôlé à distance abandonné avec des explosifs à bord a été repéré dans les eaux internationales de la mer Baltique par la marine suédoise, selon le journal Svenska Dagbladet.

La découverte a été faite lors d’un contrôle de routine près du gazoduc Nord Stream et comme l’appareil a été détecté dans la zone économique suédoise, l’opérateur du gazoduc a immédiatement informé les responsables militaires suédois.

© Google Maps

Le type de véhicule sous-marin télécommandé (VST) est normalement utilisé pour désarmer de gros explosifs inamovibles trouvés au fond de la mer, en faisant exploser le drone avec l’objet dangereux.

Bien que tout indique que le VST transporte une charge explosive, les militaires suédois estiment qu’il ne crée aucun danger.

«Nous ne pensons pas que cela peut être dangereux pour des navires de commerce ou le gazoduc pour le moment», a confié Jesper Stolpe, le porte-parole des forces armées suédoises sur les ondes de Radio Sweden. Selon lui, le câble utilisé pour contrôler le drone et faire exploser les charges s’est rompu et le véhicule ne représente qu’un danger relativement faible pour le moment.

L’identité nationale du drone n’a pas été vérifiée, parce que plusieurs pays utilisent des VST similaires, rapporte encore Jesper Stolpe, qui exclut la possibilité d’un sabotage contre le gazoduc.

Une tentative de désarmer le VST ou de l’éloigner du gazoduc sera fait le 9 novembre.

En savoir plus : La Suède confirme que le mystérieux «sous-marin russe» n’était en fait qu’un bateau de travail

Le gazoduc Nord Stream reliant la Russie et l’Allemagne a été construit par le géant énergétique Gazprom en étroite coopération avec des groupes énergétiques allemand, français et néerlandais.

En juin dernier, Gazprom avait signé un nouvel accord qui prévoyait la construction de deux gazoducs supplémentaires à côté de deux gazoducs existants, appelés Nord Stream-2.

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