Poutine salue la «libération de Marioupol» et suspend l'assaut sur le site industriel d'Azovstal

Poutine salue la «libération de Marioupol» et suspend l'assaut sur le site industriel d'Azovstal© AP Photo/Alexei Alexandrov
Chars russes à Marioupol.
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La Défense russe a informé Vladimir Poutine que l'intégralité de la ville de Marioupol était sous contrôle des forces russes et de la RPD. L'usine d'Azovstal, où plus de 2 000 combattants ukrainiens sont retranchés, devrait être assiégée.

Ce 21 avril, le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou a informé le président Vladimir Poutine que les forces de la Fédération de Russie, et de la République populaire de Donetsk (reconnue par Moscou) contrôlaient l'intégralité de Marioupol, à l'exception du site industriel d'Azovstal. Plus de 2 000 combattants des dernières formations nationalistes encore présentes dans la ville y sont retranchés, selon les informations communiquées par Sergueï Choïgou, qui a précisé qu'environ 4 000 combattants ukrainiens et mercenaires étrangers avaient été éliminés lors de l'offensive russe et qu'environ 1 500 s'étaient rendus.

«Fermez cette zone industrielle pour qu’aucune mouche ne passe», demande Poutine

Qualifiant de «succès» la «libération de Marioupol», Vladimir Poutine a néanmoins jugé «inopportune» la proposition de son ministre de prendre d'assaut le site d'Azovstal. «J'ordonne de l'annuler», a affirmé le chef d'Etat, réclamant en revanche que la zone continue d'être assiégée afin que personne ne passe.

Poutine salue la «libération de Marioupol» et suspend l'assaut sur Azovstal

«Fermez cette zone industrielle pour qu’aucune mouche ne passe», a ainsi lancé Vladimir Poutine. Appelant à préserver la vie et la santé des soldats russes, le président a estimé qu'il n'était pas «nécessaire d’entrer dans ces catacombes et de ramper sous terre en-dessous de ces infrastructures industrielles».

D'après les autorités ukrainiennes citées par l'AFP, plusieurs centaines de civils se trouveraient dans l'ancienne usine avec le 36e bataillon de l'armée ukrainienne et le bataillon néonazi Azov, les deux dernières unités combattantes à Marioupol.

Sviatoslav Palamar, commandant adjoint de ce bataillon intégré à la Garde nationale ukrainienne, avait fait savoir tôt le 21 avril qu'ils étaient prêts «à quitter Marioupol avec l'aide d'un tiers», munis de leurs armes.

En marge de la prise de cette ville stratégique, située entre Donetsk et la Crimée, la Russie avait multiplié les appels à déposer les armes. Une position que Vladimir Poutine a réitérée lors de sa réunion avec le ministre de la Défense. «Une fois encore, demandez à ceux qui n’ont pas encore déposé les armes de le faire. La Russie garantit de leur préserver la vie et de les traiter de manière digne, conformément aux actes juridiques internationaux correspondants. Tous ceux qui ont été blessés bénéficieront d’une assistance médicale qualifiée», a précisé Vladimir Poutine.

142 000 civils évacués selon Moscou

Selon Sergueï Choïgou, plus de 142 000 civils ont pu être évacués de la ville malgré l'opposition des combattants ukrainiens et l'ensemble des otages ont été libérés.

Le 24 février, Vladimir Poutine avait annoncé le début d'une opération militaire visant à «démilitariser» et «dénazifier» l'Ukraine, ainsi qu'à venir en aide aux populations du Donbass, dans l'est de l'Ukraine. Après s'être déployées en de nombreux pans du territoire ukrainien, les forces russes ont récemment annoncé la deuxième phase de cette intervention, à savoir une concentration de l'effort militaire dans l'est du pays, que Moscou souhaite «libérer». Peu avant le lancement de l'offensive russe, Vladimir Poutine avait reconnu l'indépendance des Républiques populaires de Lougansk et Donetsk, qui avaient fait sécession en 2014, refusant de reconnaître les autorités de Kiev issues du coup d'Etat.

L'intervention russe est dénoncée comme une guerre d'invasion par le pouvoir ukrainien et ses alliés occidentaux, qui ont multiplié les sanctions contre la Russie. Moscou affirme cibler exclusivement les infrastructures militaires mais est accusée par les Occidentaux de cibler les civils, et même d'être responsable de crimes de guerre. La Russie accuse elle aussi les forces ukrainiennes de crimes de guerre, ainsi que d'utiliser la population comme bouclier humain.

Dernier exemple en date, ce 21 avril, au cours de l’inspection de l’hôpital N°4 de la ville de Marioupol, les enquêteurs militaires russes ont affirmé avoir découvert 26 corps sans vie de civils. Selon les autorités de la République populaire de Donetsk, alliée de Moscou, il s'agirait de victimes des bombardements effectués par le bataillon Azov.

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