Un sénateur américain exhorte «quelqu'un en Russie» à se «débarrasser» de Vladimir Poutine (VIDEO)

- Avec AFP

Lindsey Graham à Ankara, en Turquie© Burhan OZBILICI Source: AP
Le sénateur Lindsey Graham à Ankara, en Turquie, le 19 janvier 2019 (image d'illustration).
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Le sénateur américain Lindsey Graham s'est demandé s'il existait au sein de l'armée russe «un colonel Stauffenberg, en plus efficace», en référence à l'officier allemand auteur d'un attentat à bombe manqué contre Adolf Hitler en 1944.

Le 3 mars, le sénateur républicain de la Caroline du Sud Lindsey Graham a appelé «quelqu'un en Russie» à se «débarrasser» du président Vladimir Poutine pour rendre «un grand service» à la Russie et au reste du monde, alors que l'intervention militaire russe en Ukraine se poursuit. «Quelqu'un en Russie doit mettre les pieds dans le plat [...] et se débarrasser de ce type», a affirmé le sénateur républicain lors d'une émission télévisée sur Fox News.

Y a-t-il un colonel Stauffenberg plus efficace dans l'armée russe ?

«Y a-t-il un Brutus en Russie ?», s'est interrogé Lindsey Graham, en faisant référence à l'un des assassins de l'empereur romain Jules César. Il s'est également demandé s'il existait au sein de l'armée russe «un colonel Stauffenberg [mais en] plus efficace», une référence cette fois à l'officier allemand Claus von Stauffenberg, auteur d'un attentat à bombe manqué contre Adolf Hitler en 1944. «Vous rendriez un grand service à votre pays et au reste du monde», a-t-il ajouté.

Il a ensuite enfoncé le clou dans une série de tweets, ajoutant que «les seuls qui peuvent arranger ça, ce sont les Russes». «Facile à dire, difficile à faire. À moins que vous ne souhaitiez vivre dans l'obscurité pour le reste de votre vie, être isolé du reste du monde dans une pauvreté abjecte, et vivre dans l'obscurité, vous devez mettre les pieds dans le plat», a-t-il conclu.

En réaction, l'ambassadeur de Russie aux Etats-Unis a demandé «des explications officielles et une condamnation ferme de cette déclaration criminelle» par le gouvernement américain. Le diplomate russe a qualifié les propos en question d'«appel au terrorisme» et jugé qu'ils étaient «inacceptables et scandaleux».

Lindsey Graham – qui était un proche allié de l'ex-président Donald Trump – a présenté ce 4 mars au Sénat américain une résolution condamnant le président russe et ses chefs militaires, les accusant de commettre des «crimes de guerre» et des «crimes contre l'humanité» en Ukraine.

Le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères a dit souhaiter une «élimination physique» de Vladimir Poutine

Le 2 mars, c'était le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères Jean Asselborn qui avait dit souhaiter la mort Vladimir Poutine. Il s'était exprimé en ces termes sur la radio publique 100,7 : «Si le peuple russe voyait ce que Poutine fait en Ukraine, à quel point les Ukrainiens ont peur et combien de vies humaines [Vladimir Poutine] pourrait avoir sur la conscience, alors il renverserait le Kremlin [...] C’est peut-être tout ce que l’on pourrait souhaiter, c’est que Poutine soit réellement physiquement éliminé pour arrêter tout ça».

Contacté par l'AFP, Jean Asselborn a expliqué avoir «prononcé ces mots sous le coup de l’émotion», après avoir pris connaissance des destructions subies par Kharkiv, la deuxième ville d'Ukraine. Dans une seconde mise au point faite dans un communiqué, le ministre a dit regretter le fait d'avoir parlé d'«éliminer physiquement» Vladimir Poutine. «Ces deux mots m'ont échappé. Je sais qu'un ministre des Affaires étrangères ne devrait jamais utiliser de tels mots», s'est-il amendé. «C'était une erreur, mais aussi un exutoire [face à] la souffrance incommensurable de tant d'innocents», s'est-il encore justifié.

Le chef de la diplomatie du Grand-Duché – l'un des Etats fondateurs de l'UE – s'est dit pessimiste sur les chances de régler ce conflit par la voie diplomatique, avec des négociations. «Nous ne devons pas dire aux gens que, diplomatiquement, on va encore réussir à prendre le virage avec un Poutine comme président», a-t-il déclaré.

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