Crise migratoire : Lavrov dénonce les déclarations «semi-hystériques» de plusieurs pays européens

Crise migratoire : Lavrov dénonce les déclarations «semi-hystériques» de plusieurs pays européens© Evgenia Novozhenina Source: AP
Sergueï Lavrov s'exprime lors d'une conférence de presse s'étant tenue en Corée du Sud le 27 octobre 2021.
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Sergueï Lavrov a dénoncé le 1er novembre les déclarations de plusieurs pays membres de l'UE selon lesquels la Biélorussie et la Russie seraient impliquées dans la crise des réfugiés à la frontière avec les pays membres.

Selon des propos rapportés par l'agence de presse russe Tass, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a battu en brèche les accusations de certains pays de l'UE selon lesquelles la Biélorussie et la Russie seraient impliquées dans la crise migratoire à la frontière avec l'Union européenne (UE).

Dans un entretien avec la chaine d'information Rossia-24 le 1er novembre, le chef de la diplomatie russe a déclaré que «les allégations "semi-hystériques" prononcées par certains pays de l'UE, selon lesquelles la Biélorussie a organisé ces flux avec le soutien de la Russie, sont indignes de politiciens sérieux. Cela démontre qu'ils [les Européens] sont incapables, y compris au niveau juridique [de juguler les flux migratoires], alors ils succombent à l'hystérie».

Sergueï Lavrov a également tenu à rappeler que les migrants qui tentaient d'entrer dans l'Union européenne depuis la Biélorussie ne souhaitaient pas y rester – préférant comme destination un pays de l'UE. «Exiger d'Alexandre Loukachenko et des forces de police biélorusses qu'ils empêchent les migrants de rentrer sur le territoire de l'Union contrevient au droit international, y compris au droit humanitaire», a-t-il rajouté.

Sergueï Lavrov dénonce un «deux poids, deux mesures» au sein de l'UE

Le ministre russe des Affaires étrangères a tenu à souligner que l'Italie faisait, elle aussi, face à une crise migratoire. Sergueï Lavrov a ainsi fait référence au procès de Matteo Salvini qui s'est ouvert le 23 octobre à Palerme. L'ancien ministre de l'Intérieur italien est accusé de séquestration de personnes et d’abus de pouvoir pour avoir interdit le débarquement de 147 migrants secourus en Méditerranée en août 2019. 

«Aujourd'hui, [Matteo] Salvini est jugé pour avoir mis en danger la vie de ces réfugiés qui tentaient d'échapper à des conditions sanitaires désastreuses. Quelle est donc la différence entre les mesures prises par les pays baltes et la Pologne et celles qui ont amené l'ancien ministre du gouvernement italien à être traduit en justice ?», a-t-il lancé. Partant de ce constat, Sergueï Lavrov a déploré l'existence d'une forme de «deux poids, deux mesures» au sein de l'UE.

Pour rappel, la Pologne a, comme la Lituanie et la Lettonie, commencé à construire une clôture de barbelés sur une partie de sa frontière avec la Biélorussie. La Hongrie et la Slovénie avaient quant à elles érigé ce type de barrière à la frontière avec la Croatie lors de la crise migratoire de 2015.

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