La Biélorussie rappelle son ambassadeur en France suite au départ de son homologue français de Minsk

- Avec AFP

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Igor Fissenko, ambassadeur de Biélorussie en France, a été rappelé à Minsk pour «consultations». La veille, l'ambassadeur de France en Biélorussie avait été prié de faire ses valises.

Après le départ de Biélorussie de l'ambassadeur français à la demande de Minsk, le pays dirigé par Alexandre Loukachenko a rappelé le 18 octobre son ambassadeur en France.

«L'ambassadeur de Biélorussie en France, Igor Fissenko, a été rappelé à Minsk pour consultations», a déclaré dans un communiqué le porte-parole du ministère, Anatoli Glaz. L'ambassadeur de France à Minsk, Nicolas de Bouillane de Lacoste avait quitté la Biélorussie la veille à la demande des autorités. Selon la presse biélorusse, l'ambassadeur français a été sommé de quitter le territoire biélorusse au motif qu'il n'a jamais présenté ses lettres de créances au président Alexandre Loukachenko après la réélection de ce dernier en août 2020.

«La France n'a pas reconnu le résultat de l'élection du 9 août 2020, et je n'ai pas remis mes lettres de créance», a confirmé Nicolas de Bouillane de Lacoste dans un message vidéo diffusé le 18 octobre par l'ambassade de France à Minsk. Selon l'ambassade, le diplomate avait présenté le 8 décembre 2020 «la copie figurée de ses lettres de créance» au ministre des Affaires étrangères Vladimir Makeï.

«Nous avons passé ici des journées difficiles mais inoubliables [...]. Nous avons rencontré de nombreuses personnes courageuses et fortes d'esprit», a souligné l'ambassadeur français dans son message vidéo, en promettant que son épouse et lui resteraient «toujours» aux côtés des Bélarusses.

Pour sa part, Anatoli Glaz a exprimé le même jour ses «regrets sincères» pour la non-remise des lettres de créance par l'ambassadeur français au président Alexandre Loukachenko. «Nous avons l'intérêt à rétablir entièrement le fonctionnement des deux missions diplomatiques», en France et en Biélorussie, a-t-il assuré.

Ces départs arrivent un peu plus d'un mois après que l'opposante soutenue par l'Union européenne Svetlana Tikhanovskaïa a été reçue au quai d'Orsay. Elle avait appelé «la France et le président Macron à agir de façon décisive dans la recherche d'une solution à la crise biélorusse».

Cette dernière est poursuivie dans son pays depuis l'automne 2020 pour «appels à des actions portant atteinte à la sécurité nationale», crime passible de trois à cinq ans de prison. 

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