Affaire des sous-marins : Canberra joue la carte historique pour calmer Paris

- Avec AFP

Affaire des sous-marins : Canberra joue la carte historique pour calmer Paris© PHILIPPE HUGUEN Source: AFP
Un homme honore la mémoire de soldats australiens tués pendant la Première guerre mondiale lors d'une cérémonie à Villers-Bretonneux (Somme) en 2015 (image d'illustration).
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Un membre du gouvernement australien a rappelé que des dizaines de milliers de citoyens de son pays étaient morts en France au cours des deux guerres mondiales. De quoi apaiser Paris après la rupture du contrat du siècle ? Pas sûr.

L'Australie a déjà prouvé son attachement à la France à travers le sacrifice de ses soldats lors des deux guerres mondiales, a estimé le 20 septembre le vice-Premier ministre australien au risque d'alimenter la crise entre les deux pays après la rupture d'un méga-contrat de sous-marins.

La décision de Canberra d'annuler cet accord d'achat de 56 milliards d'euros pour la fourniture à l'Australie de 12 sous-marins à propulsion diesel-électrique, au profit de sous-marins américains à propulsion nucléaire, a suscité l'indignation de Paris.

«L'Australie n'a pas besoin de prouver son attachement, son amitié et sa volonté de veiller à la liberté et à l'égalité de la France», a déclaré Barnaby Joyce, qui assure l'intérim du Premier ministre Scott Morrison en visite à Washington.

«Des dizaines de milliers d'Australiens sont morts sur le sol français ou sont morts pour protéger le territoire français [...] lors de la Première Guerre mondiale et de la Deuxième.»

Faire référence à ces périodes difficiles de l'histoire constitue peu de chances d'apaiser la colère de Paris qui s'en est pris à plusieurs reprises à l'Australie depuis l'annonce la semaine dernière de cette rupture de contrat.

Le président français Emmanuel Macron a rappelé, le 17 septembre, ses ambassadeurs aux Etats-Unis et en Australie. Les autorités français ont accusé ces deux pays de «mensonge» et de «rupture majeure de confiance».

Le Premier ministre australien Scott Morrison a rejeté ces accusations, affirmant avoir fait passer l'intérêt national de l'Australie en premier pour contrer l'influence grandissante de la Chine dans la région indo-pacifique. 

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