«Immoral et menteur» : le président cubain rejette les accusations du département d'Etat américain

- Avec AFP

«Immoral et menteur» : le président cubain rejette les accusations du département d'Etat américain© REUTERS / ALEXANDRE MENEGHINI
Le président cubain, Miguel Diaz-Canel, prend la parole devant un rassemblement pro-gouvernemental à la Havane à Cuba le 29 novembre 2020.
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Le président cubain Miguel Diaz-Canel dénonce «l'accusation indigne, immorale et menteuse» du département d'Etat américain, qui évoque l'absence d'élections libres et des cas de torture à Cuba. Il appelle aussi les Etats-Unis à mettre fin au blocus.

Le président cubain Miguel Diaz-Canel a rejeté le 1er avril «l'accusation indigne, immorale et menteuse du département d'Etat américain» après la publication d'un rapport annuel qui dénonce l'absence d'élections libres ainsi que des cas de torture dans le pays.

«Ils ont recours à la rhétorique infâme de toujours pour calomnier une île héroïque qui souffre du blocus criminel imposé par le gouvernement américain, ce qui cause d'énormes dommages au peuple cubain», a affirmé sur Twitter le dirigeant communiste, dans un message publié en espagnol et en anglais.

Dans son rapport annuel sur les droits de l'homme publié le 30 mars, le département d'Etat a notamment regretté les «restrictions» continues à la liberté d'expression à Cuba, affirmant que, dans cet Etat «autoritaire», des exécutions extra-judiciaires, des disparitions forcées et des cas de torture ont été signalés.

Le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodriguez, a lui qualifié ce rapport de «trompeur et politisé», rappelant les «indicateurs de justice sociale, respect et protection des droits de l'homme de notre peuple» dont se targue Cuba, sous embargo américain depuis 1962.

Un embargo durci par Donald Trump

«Si le gouvernement des Etats-Unis était intéressé par l'idée de défendre les droits de l'homme à Cuba, il mettrait fin au blocus et aux plus de 240 mesures de Donald Trump qui menacent le bien-être et la subsistance de 11 millions de Cubains», a-t-il ajouté, écrivant lui aussi en espagnol et en anglais.

Avec l'arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche en 2017, les Etats-Unis avaient durci l'embargo, invoquant les violations des droits de l'homme à Cuba et le soutien de La Havane au gouvernement chaviste du Venezuela.

L'espoir que les tensions s'apaiseraient avec l'élection de Joe Biden s'est peu à peu évanoui, Cuba ne semblant pas constituer une des priorités de la nouvelle administration américaine.

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