Jetés à la mer par des passeurs, au moins 20 migrants meurent noyés dans le Golfe d’Aden

- Avec AFP

Jetés à la mer par des passeurs, au moins 20 migrants meurent noyés dans le Golfe d’Aden© Borja SUAREZ Source: Reuters
Des secours à côté d'un corps après qu'un bateau de migrants a chaviré près de Lanzarote, en Espagne, le 25 novembre 2020 (image d'illustration)
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L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) rapporte qu'au moins 20 migrants sont morts noyés le 3 mars après avoir été jetés par-dessus bord par leurs passeurs. Il s'agit du troisième drame de ce type ces six derniers mois.

D’après un communiqué publié par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et repris par l’AFP, le 3 mars, au moins 20 migrants sont morts noyés dans le Golfe d’Aden entre Djibouti et le Yémen après avoir été jetés par dessus bord par leurs passeurs avec leurs compagnons. 

«Les survivants pensent qu'au moins 20 personnes ont été tuées. Certains sont toujours portés disparus. Cinq corps ont été retrouvés sur la côte» de Djibouti, a déclaré Yvonne Ndege, porte-parole de l'OIM pour l'Afrique de l'Est et la Corne de l'Afrique. Il s'agit du troisième drame de ce type ces six derniers mois, note l'OIM. 

Soignés par l'OIM dans la ville djiboutienne d'Obock, les rescapés ont raconté qu'au moins 200 migrants avaient été entassés dans un bateau qui a quitté Djibouti le 3 mars dans la matinée. «Trente minutes après le départ, les passeurs ont forcé environ 80 personnes à se jeter à l'eau», a précisé l'OIM. Seules 60 personnes ont réussi à regagner le rivage, selon Yvonne Ndege. 

Huit migrants éthiopiens décédés dans des circonstances similaires en octobre dernier

«Nous travaillons étroitement avec les autorités djiboutiennes pour porter assistance aux migrants, mais la tragédie du 3 mars est une preuve supplémentaire que des criminels continuent d'exploiter pour l'argent des personnes prêtes à tout pour améliorer leurs conditions de vie, sans considération pour les conséquences», a ajouté Stéphanie Daviot, responsable de l'OIM à Djibouti.  

Le détroit de Bab el-Mandeb, qui sépare Djibouti du Yémen, donne lieu à un trafic de migrants et de réfugiés dans les deux sens, des Yéménites fuyant la guerre et des Africains allant tenter leur chance dans la péninsule arabique.

En octobre dernier, huit migrants éthiopiens sont décédés dans des circonstances similaires et 12 autres ont été portés disparus. Ils faisaient le chemin inverse, quittant le Yémen pour Djibouti, après avoir échoué dans leur tentative de rejoindre l'Arabie saoudite en raison des fermetures de frontières imposées par la pandémie de Covid-19.

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