Equateur : au moins 62 morts au cours de mutineries dans trois prisons

Equateur : au moins 62 morts au cours de mutineries dans trois prisons© Guillermo Granja Source: Reuters
Des policiers équatoriens se déploient le long d'un axe routier, le 14 août 2015 à Chasqui (image d'illustration).

Selon la police équatorienne, de violentes mutineries ont éclaté le 23 février dans les prisons de Guayaquil, Cuenca et Latacunga. Un bilan provisoire fait état d'au moins 67 morts parmi les prisonniers.

Au moins 62 prisonniers sont morts dans des mutineries qui ont éclaté le 23 février dans trois prisons à Guayaquil (sud-ouest), Cuenca (sud) et Latacunga (sud). Dans un premier temps, la police avait fait état sur Twitter de 50 décès parmi les prisonniers.

Le président équatorien Lenin Moreno a accusé des «organisations criminelles» d'être derrière ces mutineries qui ont éclaté de manière simultanée. «[Les autorités]agissent pour reprendre le contrôle des prisons», a ajouté le chef de l'Etat sur Twitter. Selon le parquet, «des affrontements entre bandes criminelles» ont également fait plusieurs blessés. 

«Face à l'action concertée d'organisations criminelles pour provoquer des violences dans les centres pénitentiaires du pays [...] nous menons des actions pour reprendre le contrôle» des lieux, a précis de son côté, également sur Twitter, le ministre de l'Intérieur, Patricio Pazmino. 

En décembre, des mutineries dans différentes prisons à la suite de rivalités entre organisations criminelles, notamment des narcotrafiquants, avaient fait onze morts et sept blessés parmi les détenus.

Fin 2020, un état d'exception pour les prisons du pays avait été décrété pour 90 jours par le président Moreno avec l'objectif de contrôler les «mafias» et de réduire la violence qui gangrène les centres de détention. Au total sur l'année 2020, la violence entre détenus a provoqué la morts de 51 prisonniers. Depuis le début de l'année, avant les troubles de ce 23 février, trois prisonniers étaient déjà décédés lors de violences, selon les données de la police. 

En raison de la pandémie de Covid-19, afin de diminuer la surpopulation carcérale, le pays sud-américain avait décidé l'année dernière d'appliquer des peines de substitution pour les délits mineurs. 

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