La Guinée fait état de quatre décès dus à Ebola, les premiers depuis 2016 en Afrique de l'Ouest

- Avec AFP

La Guinée fait état de quatre décès dus à Ebola, les premiers depuis 2016 en Afrique de l'Ouest© REUTERS / Baz Ratner
Des soignants vêtus de combinaisons de protection dans un centre de traitement d'Ebola de MSF (Médecins sans frontières) à Goma, en République démocratique du Congo, le 4 août 2019 (image d'illustration).
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Quatre personnes sont décédées de la fièvre hémorragique Ebola en Guinée, première résurgence signalée de la maladie en Afrique de l'Ouest, d'où était partie la pire épidémie de l'histoire du virus (2013-2016), selon le ministre guinéen de la Santé.

«On est vraiment préoccupés, il y a déjà quatre décès de la fièvre hémorragique à virus Ebola dans la région de Nzérékoré [Sud-Est], dont deux à Nzérékoré même et deux dans la sous-préfecture de Gouéké» en Guinée forestière, a déclaré à l'AFP le ministre guinéen de la Santé, Remy Lamah, précisant que les résultats d'analyses complémentaires étaient attendus dans les prochaines heures. Il s'agit de la première résurgence signalée de la maladie en Afrique de l'Ouest, d'où était partie la pire épidémie de l'histoire du virus (2013-2016).

«Il y a une infirmière de Gouéké qui est tombée malade vers la fin du mois de janvier. Elle est décédée entre le 27 et le 28 janvier et a été inhumée le 1er février à Gouéké», a pour sa part expliqué le patron de l'Agence nationale de la sécurité sanitaire (ANSS), le docteur Sakoba Keïta, cité par le site Guinée Matin. «Parmi ceux qui ont participé à l'enterrement, huit personnes ont présenté des signes : diarrhées, vomissements et saignements. Trois d'entre elles sont décédées et quatre autres sont hospitalisées à Nzérékoré», a-t-il ajouté. Selon lui, un patient s'était «échappé», mais a été retrouvé et hospitalisé à Conakry. Interrogé par l'AFP, le docteur Sakoba Keïta a confirmé avoir tenu ces propos. 

Le patron de l'ANSS et le ministre de la Santé ont tous les deux indiqué que les prélèvements analysés par un laboratoire mis sur pied par l'Union européenne à Guéckédou, dans la région, avaient montré la présence du virus Ebola. Les résultats d'analyses complémentaires étaient attendus dans les prochaines heures.

«Nous avons pris toutes les dispositions, une équipe d'alerte est sur place pour identifier les cas contact», a dit à l'AFP Remy Lamah, soulignant qu'il n'y avait «pas eu de résurgence depuis 2016». «Je suis inquiet en tant qu'humain, mais je reste serein, car on a géré la première épidémie et la vaccination est possible. Il y aura une réunion de crise demain» (le 14 février), a-t-il ajouté.

Provoquant une fièvre brutale, des maux de tête, des vomissements et diarrhées, le virus Ebola a été identifié pour la première fois en 1976 au Zaïre, l'actuelle République démocratique du Congo (RDC). Depuis, ce virus, pour lequel il existe deux vaccins expérimentaux, mais aucun traitement curatif, a semé plusieurs fois la terreur en Afrique.

La deuxième plus grave épidémie d'Ebola – la dixième enregistrée en RDC – s'était déclarée en août 2018 dans l'est du pays. Elle s'est officiellement achevée en juin 2020 avec un bilan de 3 481 cas et 2 299 décès, selon l'OMS.

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