«Un pape qui se croit infaillible» : Merkel critiquée au Bundestag pour sa gestion du Covid-19

«Un pape qui se croit infaillible» :  Merkel critiquée au Bundestag pour sa gestion du Covid-19© Tobias SCHWARZ Source: AFP
Angela Merkel devant le Bundestag le 11 février 2021
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La chancelière allemande a expliqué devant le Bundestag sa stratégie de lutte contre le Covid-19, et sa décision de prolonger le confinement dans 16 Länder. Un choix qui a suscité une levée de boucliers chez les députés de l'opposition.

La décision d’Angela Merkel de prolonger de trois semaines le confinement dans 16 Länder, prise le 10 février, a fait vivement réagir le Parlement allemand (Bundestag). La chancelière allemande s’est présentée devant les députés le 11 février afin de justifier cette stratégie devant des élus demandeurs de plus d’implication dans les choix ayant trait à la gestion du Covid-19.

Angela Merkel a fixé un seuil de 35 infections pour 100 000 habitants sur une période de sept jours (contre 50 infections auparavant) afin de réviser les mesures de restriction. «Le virus ne se modèle pas avec des dates mais avec des niveaux d'infection. On ne peut encore dire quand un nouvel assouplissement sera possible sans retomber dans une croissance exponentielle des contaminations», a-t-elle déclaré, ajoutant qu'elle était «convaincue qu'en fin de compte, nous pourrons ensemble vaincre cette pandémie».

Rester chez soi est l'instrument principal de lutte contre le Covid. Vraiment Madame la chancelière, après un an ? 

Christian Lindner, le président des Libéraux, lui a rétorqué : «Vous dites que rester chez soi est l'instrument principal de lutte contre le Covid. Vraiment Madame la chancelière, après un an ?» Le député a rappelé que d’autres solutions existaient pour lutter contre la pandémie, à l’instar de la mise en place (dans les villes de Tübingen et Rostock) d’horaires aménagés d'achats pour les personnes âgées. Il s’est offusqué du fait que «la veille, l'essentiel des décisions principales était dans la presse, il faut arrêter ces pratiques». Un ordre «inacceptable» pour Dietmar Gerhard Bartsch, président du parti anti-immigration Die Linke, qui a reproché à la chancelière «l'attitude d'un pape qui se croit infaillible».

De son côté, Katrin Göring-Eckhard, la chef de file des Verts, a souligné le manque de «confiance» qu'éprouve la population à l’égard d’Angela Merkel, ce qui implique que «les mesures de restriction sont moins prises au sérieux, c'est le problème auquel nous faisons face maintenant». Elle a en outre reproché à la chancelière d’avoir mal géré la question des écoles : «Madame Merkel a dit n'avoir pu imposer qu'elles restent fermées jusqu'en mars, mais elle aurait pu faire en sorte de préparer les conditions de leur réouverture […] Les enfants n'ont pas mérité cette situation, laissez-nous nous saisir de ce sujet».

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