Bruxelles : une manifestation en mémoire d'un jeune homme mort dégénère, le convoi du roi caillassé

Auteur: RT France
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Un rassemblement en hommage à un jeune homme, mort peu après son interpellation par la police le 9 janvier, a dégénéré à Bruxelles ce 13 janvier. Un commissariat a été dégradé et le convoi du roi a été caillassé par des manifestants.

Selon la police belge, quelque 400 personnes ont manifesté ce 13 janvier à Saint-Josse-ten-Noode, l'une des communes de la Région de Bruxelles-Capitale. La mobilisation s'est tenue à l'appel de la famille d'Ibrahima, un jeune de 23 ans interpellé par la police le 9 janvier et décédé peu après. Au cours du rassemblement, les manifestants ont demandé la «vérité» et ont dénoncé la responsabilité supposée de la police dans la mort du jeune homme.

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Le rassemblement a dégénéré au cours de l'après-midi. Des slogans comme «Police, Assassins» ont été scandés et des projectiles ont été lancés contre la police. 

«Le commissariat Koban Brabant de la place a été dégradé avec un début d’incendie. Le commissariat a rapidement été sécurisé et l’incendie maîtrisé», a rapporté la porte-parole de la zone de police Bruxelles Nord Audrey Dereymaeker, selon le média DH.

Le convoi du roi des Belges qui passait par hasard près de la manifestation, a été caillassé par les émeutiers, selon DH et 7 sur 7. «A première vue, la voiture est peu ou pas endommagée», précise ce dernier.

La porte-parole de la police de Bruxelles Nord a aussi fait savoir qu’il y avait eu des dégradations de mobilier urbain, des poubelles incendiées, et que deux véhicules de police avaient été endommagés. La RTBF note plusieurs blessés, dont deux policiers, et l'arrestation de 80 manifestants.

Une enquête ouverte sur le décès 

La chaîne belge affirme que, plus tôt dans la journée, le parquet de Bruxelles avait requis la désignation d’un juge d’instruction pour enquêter sur un homicide involontaire à l'encontre d'Ibrahima.

D'après L'Avenir, le jeune Ibrahima a pris la fuite à pied et a été interpellé par la police après une poursuite le 9 janvier. Il aurait auparavant filmé les forces de l'ordre lors d'un contrôle sur un groupe de personnes. C'est à son arrivée au commissariat qu'Ibrahima aurait perdu connaissance et serait ensuite décédé à l'hôpital en début de soirée.

«Ibrahima n’aurait jamais dû être arrêté parce qu’il filmait la police. Ensuite, au commissariat, dans le local de fouille, il s’est senti mal. Il est tombé de sa chaise inconscient. Pendant de très longues minutes, rien ne s’est passé. Aucun policier ne s’est inquiété de le voir inconscient au sol. Ils l’ont laissé mourir. Il y a au moins un délai, selon nos informations, de cinq à sept minutes», a déclaré l'avocat de la famille, lors d'une prise de parole durant la manifestation.

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