En Suède la police appelée... pour une réunion de hipsters pris pour des terroristes de Daesh

La réunion de barbus a été interrompu par la police.© Facebook Andreas Fransson
La réunion de barbus a été interrompu par la police.

Un club de barbus a vu sa séance photos interrompue de manière impromptue, hier en Suède, après que des gens ont appelé la police en pensant avoir à faire à des terroristes de Daesh.

Des hommes vêtus de noir, de longues barbes et un drapeau noir hissés sur un château en ruine. Voilà pourquoi les policiers anti-terroristes suédois ont été appelés. Alors forcément, croyant avoir affaire à des partisans de Daesh, les policiers avaient déployés de gros moyens.

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Sauf que dans ce château en ruine, point de terroristes, mais des hipsters du groupe des Bearded Villains (Les vilains barbus). «Au milieux d’un shooting photo, des policiers sont arrivés pour nous dire qu’ils avaient reçu une coup de téléphone signalant qu’une trentaine de terroristes venaient de dresser le drapeau de l’Etat islamique sur un château», explique Andreas Fransson, un membre de ce groupe sur Facebook. «Ils se sont vite rendus compte que nous n’étions pas des terroristes et nous avons rigolé avec eux», a poursuivi l'intéressé.

Yesterday, we had our Bearded Villains flag shoot at a castle ruin called Braehus. In the middle of the shoot, two...

Posted by Andreas Fransson on dimanche 11 octobre 2015

Il faut dire, à la décharge de la police et des lointains témoins de cette scène, que le drapeau des Villains est lui aussi noir, et frappé de deux épées. Quelques minutes après les faits, sur Facebook, Andreas Fransson a montré ce drapeau comme un étendard, affirmant que lui et ses «frères barbus étaient fiers de ce drapeau».

It was an honor to swing the same flag that so many of my bearded brothers have done before me, and will in the future.

Posted by Andreas Fransson on dimanche 11 octobre 2015

Toujours d'après l'intéressé, ce n’est pas la première fois que son groupe est assimilé à une organisation terroriste. «Tous les jours quelqu’un nous dit que nous sommes des terroristes», a déploré l'un des dirigeants du mouvement dans le quotidien suédois Metro. «Cela prouve qu’il ne faut pas juger les gens sans connaître les faits»…

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