Lavrov : le contingent de la mission de l’OSCE en Ukraine va doubler

Sergueï Lavrov © Kirill Kalinnikov Source: RIA NOVOSTI
Sergueï Lavrov

Le nombre d’observateurs de l’OSCE en Ukraine passera de 550 à 1000. Ils superviseront le retrait des armes légères ainsi que la mise en œuvre de décisions politiques, a déclaré Sergueï Lavrov après sa rencontre avec le secrétaire général de l’OSCE.

Le ministre russe des Affaires étrangères a évalué positivement le travail de la mission spéciale d’observation de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), du représentant spécial du président de l’OSCE, du groupe de contact en Ukraine ainsi que des coordinateurs des quatre sous-groupes de travail.
«Aujourd’hui nous avons confirmé l’intérêt mutuel pour que le contingent [de la mission] soit de 1 000 observateurs. Pour le moment, environ 550 personnes y travaillent, mais ce chiffre doit être plus grand. D’autant plus que maintenant la mission a la tâche supplémentaire de vérifier le retrait des armes légères de calibre allant jusqu’à 11 mm», a expliqué Sergueï Lavrov lors du point de presse qui a suivi sa rencontre avec le secrétaire général de l’Organisation, Lamberto Zannier.

De plus, le chef de la diplomatie russe a pointé du doigt les déséquilibres dans le travail de Bureau des institutions démocratiques et des droits de l'homme (BIDDH) de l’OSCE. «Nous avons appelé le secrétaire général à prêter plus d’attention au BIDDH, le haut-commissaire sur les droits des minorités nationales en l’Est de l’Europe dans les Balkans», a souligné Sergueï Lavrov.

Les deux hauts-fonctionnaires ont évoqué le conflit en Syrie. Selon le ministre russe, Moscou est intéressé à coordonner les actions de la coalition dirigée par les Etats-Unis avec celles de l’armée russe en Syrie. En attendant, il a rappelé que les schémas qui consistaient à utiliser des extrémistes pour provoquer un changement de régime ne fonctionnaient pas. «Cela ne marche pas. Cela n’a pas marché en Irak, cela n’a pas marché en Libye. C’est exactement l’inverse, ils ont renversé le régime, et au lieu de la prospérité et de la démocratie, ils ont obtenu le chaos, le déchaînement de l’extrémisme violent et du terrorisme. Ces fautes ont été à l’origine d’Al-Qaïda à l’époque», a rappelé Sergueï Lavrov.

Le chef de la diplomatie russe n’a pas jugé utile de commenter l’enquête des cinq pays (Pays-Bas, Belgique, Australie, Ukraine et Malaysie) sur le crash du Boeing 777 de Malaysia Airlines, abattu dans le ciel ukrainien en juillet 2014 et dont les résultats seront publiés le 13 octobre. «Le tapage se poursuit autour de cette enquête. Je ne dénombrerai pas les nombreuses bizarreries de cette enquête», a déclaré le ministre russe. Il a prêté attention à plusieurs incohérences du travail de ce comité d’enquête. Par exemple, la découverte de débris de missile dans les corps des victimes présentés de manière sensationnelle. «Combien de temps a-t-il fallu pour l’annoncer seulement maintenant ?», s’est indigné Sergueï Lavrov. «De manière générale, à propos des cours, des juges et du comité d’enquête, laissons Dieu en juger», a conclu Serguei Lavrov.

En savoir plus : En s’appuyant sur les «preuves» d’Internet, le site Bellingcat publie sa propre enquête sur le MH17

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