La police biélorusse : «Nous ne quitterons pas les rues et nous protègerons l'ordre public»

La police biélorusse : «Nous ne quitterons pas les rues et nous protègerons l'ordre public»© STRINGER Source: Reuters
Un manifestant face à la police à Minsk

Selon le ministère de l'Intérieur biélorusse, le mouvement de contestation est devenu «plus organisé et extrêmement radical». Dans ce contexte, la police s'est déclarée prête à recourir aux balles réelles pour protéger l'ordre public.

Après une nouvelle journée de manifestations le 11 octobre, le premier vice-ministre biélorusse des affaires intérieures, Guennadi Kazakevitch, a annoncé, le 12 octobre, que les forces de l'ordre seront prêtes à utiliser des armes de combat pour maintenir l'ordre public à Minsk. 

«Les manifestations qui se sont déroulées principalement à Minsk sont devenues organisées et extrêmement radicales. A cet égard, les membres des forces de l'ordre intérieures et les militaires des troupes internes ne quitteront pas les rues et, si nécessaire, utiliseront des équipements spéciaux et des armes de combat», a-t-il déclaré dans un message vidéo diffusée sur internet par le ministère. 

Il a également noté un affaiblissement progressif du mouvement de protestation sur le plan géographique et au nombre de participants. Cependant les manifestations, se sont transformées, selon l'expression utilisée par le ministère de l'Intérieur, en «émeutes orchestrées et très radicalisées». «L’après-midi et le soir, les manifestants ont jeté des pierres et des bouteilles, [sorti] des couteaux et des poinçons, et la nuit tombée ils ont édifié des barricades et brûlé des pneus. Cela n’a rien à voir avec des manifestations civiles», a déclaré le premier vice-ministre en ajoutant que la police a dû faire face non seulement à une agression, mais «à des groupes de combattants, de radicaux, des anarchistes, des supporteurs de football et à ceux qui ont tenté de reproduire les événements de début août», en faisant référence à des manifestations de masse qui ont suivi la présidentielle.

Toujours selon le haut-fonctionnaire, il y a une tentative de plonger la Biélorussie dans «le chaos des années 1990 et de la faire passer par le chemin douloureux des républiques qui ont connu des révolutions de couleur», expression souvent employée pour qualifier les événements politiques dans les pays comme l'Ukraine ou la Géorgie. 

Le 11 octobre, la Biélorussie a accueilli la «Marche de la fierté», une nouvelle action de protestation non-autorisée contre la réélection d'Alexandre Loukachenko qui a dégénéré en affrontements violents avec la police. Des canons à eau et des grenades assourdissantes ont été utilisés contre les manifestants. Toujours le 11 octobre, plus tôt dans la journée, la porte-parole du ministère de l'Intérieur de la République, Olga Tchemodanova citée par l'agence Tass, a déclaré qu'environ 11 000 personnes avaient participé à ces manifestations. Parmi elles, 713 ont été interpellées par des forces de l'ordre.

Svetlana Tikhanovskaïa appelle à continuer les manifestations pacifiques 

De son côté, la chef de l'opposition biélorusse Svetlana Tikhanovskaïa a appelé les Biélorusses à poursuivre les manifestations malgré l'avertissement du ministère de l'Intérieur. En évoquant les manifestations à Minsk et dans d'autres villes biélorusses du 10 et 11 octobre, l'ex-candidate à la présidentielle a déclaré que «le régime continue de communiquer» avec des gens en utilisant le langage de la violence. 

«Nous ne croyons pas au dialogue sous la menace des armes (...) ils négocient avec leur propre peuple, et cela ne veut dire qu'une chose : nous avons réussi à nous faire entendre par eux», a rapporté son service de presse via la chaîne Telegram de l'ex-candidate à la présidentielle. 

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