Séparatisme : l'institution islamique Al-Azhar qualifie de «racistes» les propos d'Emmanuel Macron

- Avec AFP

Séparatisme : l'institution islamique Al-Azhar qualifie de «racistes» les propos d'Emmanuel Macron© Mohamed El-Shahed Source: AFP
Des fidèles musulmans, masqués et éloignés les uns des autres effectuent les prières du vendredi dans la cour de la mosquée Al-Azhar au Caire, le 28 août 2020 (image d'illustration).

Le centre de recherche islamique basé en Egypte Al-Azhar a jugé que le discours contre le «séparatisme islamiste» du président français, Emmanuel Macron, était «raciste». Il appelle à «cesser les attaques contre les religions».

L'institution islamique sunnite Al-Azhar a qualifié de «raciste» le discours du président français Emmanuel Macron contre le «séparatisme islamiste», dénonçant des «accusations» visant l'islam. Dans un communiqué publié le 4 octobre, le Centre de recherches islamiques d'Al-Azhar basé au Caire «rejette vivement les déclarations du président français Emmanuel Macron» qu'il qualifie de «fausses accusations envers l'islam».

Selon l'institution, «de telles déclarations racistes sont de nature à enflammer les sentiments de 2 milliards» de musulmans dans le monde. Elle dénonce «une confusion erronée entre la réalité des valeurs auxquelles appellent les religions, comme le rapprochement entre les êtres humains, et l'exploitation par certains [extrémistes] des textes de ces religions pour réaliser leurs objectifs néfastes». Le Centre appelle également à «cesser les attaques contre les religions» afin de ne pas consolider «le discours de la haine».

Emmanuel Macron avait présenté la veille son plan d'action contre le «séparatisme islamiste» et son projet de «contre-société» à l'œuvre selon lui en France – où la laïcité constitue une valeur cardinale et où l'islam est la deuxième religion en nombre de pratiquants. Le «séparatisme islamiste» en France, avait-il relevé, conduit à la «déscolarisation des enfants» et au «développement de pratiques sportives et culturelles» communautaristes, à «l'endoctrinement, [à] la négation de nos principes comme l'égalité hommes-femmes».

Ce discours, attendu et plusieurs fois repoussé, est intervenu dans un contexte sensible en France, après l'attentat au hachoir mené une semaine plus tôt à Paris par un jeune Pakistanais et pendant le procès de l'attaque du magazine satirique Charlie Hebdo, dont la rédaction a été décimée en 2015 par un attentat djihadiste. Le projet de loi contre les séparatismes doit être présenté le 9 décembre, avant d'être débattu en 2021 au Parlement.

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