Les garde-côtes algériens trouvent 10 corps et interceptent près de 500 migrants

- Avec AFP

Les garde-côtes algériens trouvent 10 corps et interceptent près de 500 migrants© Louafi Larbi Source: Reuters
Plage de Sidi Salem à 600 km à l'ouest de l'Algérie (image d'illustration).

En quelques jours, les garde-côtes algériens ont découvert dix corps et intercepté 485 migrants au cours de 42 opérations distinctes dans les eaux algériennes.

Entre le 15 et le 19 septembre 2020, les gardes-côtes algériens ont repêché dix corps et intercepté au total 485 migrants qui se trouvaient à bord de plusieurs embarcations clandestines au large des côtes algériennes, selon le ministère algérien de la Défense.

Ces arraisonnements réalisés au large des côtes orientales et occidentales de l'Algérie ont eu lieu au cours de 42 opérations distinctes, précise un communiqué du ministère publié le lundi 22 septembre.

En dépit des naufrages et des risques mortels inhérents à la traversée de la Méditerranée, les «harragas» algériens sont de plus en plus nombreux à prendre la mer. Le mot «harraga» se réfère à la pratique des jeunes clandestins qui brûlent souvent leurs papiers en arrivant à destination afin d'éviter d'être rapatriés.

Les causes des départs sont multiples : chômage, mal de vivre, soif de liberté, aspiration à une vie digne et parfois, plus prosaïquement, la difficulté de trouver un logement afin ne plus vivre chez ses parents.

Lors d'une récente visite de la ministre italienne de l'Intérieur, Luciana Lamorgese, les autorités algériennes ont réaffirmé que leur pays «[assumait] ses responsabilités et [prenait] les décisions qui s'imposent à ce sujet». 

Le pays de 44 millions d’habitants a ainsi fait entrer en vigueur en 2009 une loi visant à «combattre l'émigration clandestine» qui prévoit des peines allant jusqu'à six mois d'emprisonnement pour les émigrés clandestins. Une législation stricte qui n’a cependant pas eu l’effet escompté, puisque le nombre de départs n'a pas diminué et s’est même intensifié durant la pandémie de Covid-19.

Selon les derniers chiffres de l'agence européenne de contrôle des frontières Frontex, 5 225 Algériens ont emprunté la route de la Méditerranée occidentale et 865 celle de la Méditerranée centrale durant les huit premiers mois de 2020, tandis que le nombre total de migrants en Méditerranée a été de près de 43 000 durant cette même période.

En 2019, ils ont été plus de 110 000 à tenter la traversée de l'Afrique vers l'Europe. Des chiffres qui seraient cependant largement sous-estimés, selon certains spécialistes des questions d'immigration clandestine.

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