Sergueï Choïgou dénonce des exercices aériens de l'OTAN a proximité des frontières russes

Sergueï Choïgou dénonce des exercices aériens de l'OTAN a proximité des frontières russes© Reuters/Sergei Karpukhin
Des Soukhoï Su-27 de l'armée russe, le 25 septembre 2013 à Nijni Taguil, en Russie (image d'illustration)
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Le ministre de la Défense russe Sergueï Choïgou a fustigé la multiplication des exercices aériens de l'OTAN non loin des frontières russes. Le ministre regrette des «simulations de frappes aériennes» et une évolution troublante de la situation.

Le ministre de la Défense russe Sergueï Choïgou estime que l’OTAN procède depuis quelques mois à une série de simulations de frappes aériennes contre la Russie, dans une interview à la chaîne Rossia 24 diffusée le 6 septembre. Le dernier exercice en date a eu lieu le 7 septembre dans la mer de Barents, où un avion britannique s'était aventuré trop près des frontières russes au goût des autorités, selon RIA Novosti.

Les chasseurs russes interviennent régulièrement pour intercepter des avions de reconnaissance et des bombardiers de l'alliance qui simulent des frappes aériennes, selon le ministre de la Défense. Il a également signalé une intensification considérable de ces vols de l’OTAN près des frontières de la Russie.

«Un autre fait est plus troublant : si par le passé […] il s’agissait plutôt d'avions de reconnaissance, aujourd’hui, [les forces de l'OTAN] procèdent à des vols systématiques, des exercices, des simulations de frappes aériennes», a déclaré le ministre en précisant que ces vols étaient effectués, selon lui, par un grand nombre d’appareils.

Sergueï Choïgou a notamment cité le cas de bombardiers stratégiques lourds Boeing B-52 qui se sont approchés des frontières de la Russie.

«Nous comprenons [les origines] de cette activité, nous comprenons à quoi elle est liée», a souligné le ministre de la Défense. En outre, il a ajouté que si une majorité de pays avait accepté le fait qu’il n’y ait qu’un seul pays «maître» du monde, l'apparition d'un autre pôle de contre-pouvoir, ne pouvait que leur «déplaire». La Russie n’a pas d’autre solution selon le ministre de la Défense, «elle doit être forte, et actuellement tout est fait pour que rien ne menace notre pays».

De nombreux incidents autour des frontières russes

Ces déclarations font suite à de nombreux incidents, en particulier dans les régions de la mer Baltique et de la mer Noire. En effet, les interceptions d'avions de l'OTAN sont devenues la norme depuis plusieurs semaines, d'après les autorités russes.

Le 5 septembre, le ministre russe de la Défense, a déclaré aux journalistes que l’activité aérienne de l’OTAN à proximité des frontières russes avait augmenté de plus de 30% par rapport à l’année dernière. Selon le ministre, en août 2019, il y avait eu 87 sorties, contre 120 cette année, d'après des propos retranscrits par l'agence TASS.

Le 31 août, citant le Centre russe de contrôle de la défense nationale, RIA Novosti assurait que plusieurs avions norvégiens, danois, allemands et américains avaient été interceptés par un Soukhoï Su-27 russe alors qu'ils survolaient la mer Baltique.

Des incidents du même type s'étaient déroulés dans les eaux internationales au mois d'août. L'armée américaine avait alors dénoncé une intervention «dangereuse et non professionnelle» de deux Su-27 russes sur un bombardier B-52 en mer Noire comme le rapportait le journaliste de CNN Ryan Brown sur son compte Twitter le 30 août.

Cette série d'incidents avait donné lieu à une réponse de l'ambassade de Russie à Washington qui avait pointé le 29 août, images à l'appui, que deux Su-27 avait été mobilisés en mer Baltique pour intercepter un avion de de l'US Air Force.

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