Navalny hospitalisé : les Etats-Unis et la France haussent le ton envers la Russie

Navalny hospitalisé : les Etats-Unis et la France haussent le ton envers la Russie© Yuri KADOBNOV Source: AFP
Alexei Navalny à Moscou le 29 septembre 2019 (image d'illustration).

Tandis que Moscou s'est étonné de l'«empressement» des médecins allemands à évoquer des «traces d'empoisonnement» chez l'opposant russe Alexeï Navalny, Paris et Washington ont rapidement haussé le ton en réclamant des comptes aux autorités russes.

Washington et Paris ont réclamé, ce 25 août aux autorités russes, l'ouverture d'une enquête «immédiate» et «transparente» sur les raisons de l'hospitalisation de l'opposant russe Alexeï Navalny. La veille, l'hôpital berlinois de la Charité, où l'homme politique se trouve dans le coma, avait fait état de «traces d'empoisonnement», une thèse que les médecins russes qui avaient dans un premier temps pris en charge Alexeï Navalny, avaient écarté après analyse. De son côté, le Kremlin a fait part de son étonnement devant l'empressement des médecins de l'hôpital de la Charité de Berlin à faire usage du terme «empoisonnement», tout en assurant que les médecins russes avaient tout tenté pour sauver l'opposant.

Washington se dit «profondément préoccupé» par l'état de santé de Navalny 

Le communiqué de l'hôpital de la Charité à Berlin, où Alexeï Navalny est hospitalisé depuis trois jours et selon lequel il présentait des «traces d'empoisonnement», «rend nécessaire une enquête immédiate, complète et transparente de la part des autorités russes», a déclaré l'ambassadeur américain à Moscou, John Sullivan, cité sur Twitter par la porte-parole de l'ambassade des Etats-Unis à Moscou, Rebecca Ross.

Selon la même source, John Sullivan a également appelé à «tenir pour responsables les parties qui sont à l'origine de cet acte».

En visite à Moscou ce 25 août, le numéro deux de la diplomatie américaine, Stephen Biegun, s'est également dit «profondément préoccupé» par l'état de santé de l'activiste russe et par «l'impact sur la société civile russe» de son empoisonnement présumé. Il a ensuite souligné «l'importance de la transparence et de la liberté d'expression dans n'importe quelle société démocratique», selon des propos cités par Rebecca Ross sur Twitter.

Paris réclame une enquête

«La France exprime sa profonde préoccupation devant cet acte criminel perpétré à l'encontre d'un acteur majeur de la vie politique russe», a de son côté déclaré dans un communiqué le ministère français des Affaires étrangères, jugeant «indispensable que les autorités russes diligentent une enquête rapide et transparente qui permette d'établir les circonstances dans lesquelles cet acte a été commis».

Le Quai d'Orsay estime par ailleurs que «les responsables de cet acte devront être identifiés et traduits devant la justice» et réitère sa volonté d'apporter à l'homme politique russe ainsi qu'à ses proches son «appui dans ces circonstances difficiles».

Pour Moscou, il existe d'autres «versions médicales» expliquant l'état de santé d'Alexeï Navalny

Lors d'une conférence de presse donnée le 25 août, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, s'était exprimé sur le cas d'Alexeï Navalny, déclarant notamment : «L'analyse médicale de nos médecins et celle des Allemands concordent complètement mais leurs conclusions divergent. Nous ne comprenons pas cet empressement chez nos collègues allemands.»

«Tout d'abord, il est nécessaire d'identifier la substance, de découvrir ce qui a causé son état [...] Jusqu'à présent, tout ce que nous pouvons dire, c'est que le patient est dans le coma», a-t-il ajouté, précisant : «Si l'on trouve la substance en cause et s'il est établi qu'il s'agit d'un empoisonnement, alors, bien sûr, ce sera un motif d'enquête.»

Le chef de la diplomatie russe a également souligné qu'il existait «de nombreuses autres versions médicales» expliquant l'état de santé d'Alexeï Navalny, avançant une possible prise de médicaments ou encore la réponse du corps à certaines conditions. «Toutes ces versions ont été examinées dès les premières heures par les médecins et spécialistes d'Omsk [et] de Moscou, tout cela a été discuté et vérifié dix fois [...] Ils n'ont rien trouvé», a-t-il fait valoir.

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