Manuel Valls soutient le droit controversé de l’armée nipponne à intervenir à l’étranger

Le Premier ministre japonais Shinzo Abe (à gauche) et le Premier ministre français Manuel Valls (à droite), au palais présidentiel, à Tokyo, lundi 5 octobre 2015.© Yuya Shino Source: Reuters
Le Premier ministre japonais Shinzo Abe (à gauche) et le Premier ministre français Manuel Valls (à droite), au palais présidentiel, à Tokyo, lundi 5 octobre 2015.

En déplacement au Japon, le Premier ministre a affirmé que l'élargissement du rôle international du pays en terme de défense était «une bonne chose». La loi, qui doit permettre le déploiement à l'étranger de l'armée japonaise, reste très controversé.

«Le fait que le Japon souhaite s'impliquer dans la communauté internationale, assumer de nouvelles responsabilités, c'est en effet une bonne chose». C'est ainsi que s'est exprimé le Premier ministre Manuel Valls depuis le Japon, où il est en déplacement. Le chef du gouvernement participait à une rencontre avec la Chambre de commerce et d'industrie française, lorsqu'il a été interrogé sur la réforme des lois sur la défense, qui doivent permettre à l'armée japonaise d'intervenir militairement hors des frontières du pays. Une mesure que Manuel Valls a estimé être «une bonne chose pour nos entreprises de défense».

En savoir plus : Le parlement japonais autorise ses troupes à combattre à l’étranger

Reste qu'une large partie de la population nippone ne partage pas cette opinion. Des dizaines de milliers de manifestants avaient montré leur réprobation, le 18 septembre, jour où le parlement japonais votait le texte, . Toutes les villes du pays avaient alors connu des mouvements de protestation, face à une loi qui contrevient au pacifisme inscrit dans l'article 9 de la constitution. La mesure, qui doit élargir les prérogatives initiales de l'armée, doit notamment autoriser le Japon à intervenir militairement sur d'autres territoires. Soit parce que le pays s'estime directement menacé, soit parce qu'il s'inscrit dans un schéma dit de «défense collective». Des prérogatives qui étaient interdites à l'armée depuis 1945 et la fin de la Seconde Guerre mondiale.

En savoir plus : Au Japon, des dizaines de milliers marchent contre les nouvelles lois de défense

Pour le Premier ministre japonais Shinzo Abe, cette loi est justifiée par la menace que représentent la Chine surpuissante et la Corée du Nord instable. Pour l'opposition nipponne, le pays prend le risque de se voir impliqué dans des conflits lointains et qui ne le concernent pas, par exemple dans le cas d'un schéma de «défense collective» avec les Etats-Unis. Sur l'archipel, la controverse est telle que des parlementaires en sont même venus aux mains, lorsque la loi a été débattue.

En savoir plus : Echauffourées dans le Parlement japonais suite à l’approbation de lois militaires controversées

Auteur: RT France

Raconter l'actualité

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans les commentaires sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

Social comments Cackle
Enquêtes spéciales