Vladimir Poutine salue le début de l'assemblage du gigantesque réacteur à fusion ITER

- Avec AFP

Vladimir Poutine salue le début de l'assemblage du gigantesque réacteur à fusion ITER© JEAN-PAUL PELISSIER Source: Reuters
Le chantier du projet Irer, 2018

L'assemblage du gigantesque réacteur du projet international ITER a officiellement débuté, ce 28 juillet, dans le sud de la France. Vladimir Poutine a félicité son homologue français pour la réussite de la coopération.

Le président russe Vladimir Poutine a exprimé sa gratitude envers son homologue français Emmanuel Macron pour l'aide inestimable de la France dans le cadre de la réalisation du projet international ITER, l'un des projets les plus ambitieux au monde dans le domaine de l'énergie. 

«Je tiens à remercier sincèrement tous ceux qui travaillent sur le projet ITER depuis de nombreuses années. Je remercie tout particulièrement le président de la République française, Emmanuel Macron, en tant que dirigeant du pays hôte du projet qui a fourni le site pour le réacteur et apporte une aide inestimable à sa construction», a déclaré le président russe dans un message publié sur le site du Kremlin à l'occasion du lancement de l'assemblage et de l'installation des équipements du réacteur thermonucléaire expérimental international (ITER).

Il s'est également adressé aux participants de la cérémonie solennelle organisée sur le site d'ITER, à Saint-Paul-lès-Durance (Bouches-du-Rhône) en les saluant pour leur travail réalisé «malgré les restrictions liées à la pandémie de coronavirus».

L'ITER, qui constitue le plus grand projet scientifique et technique international, est un exemple frappant de coopération multilatérale efficace et mutuellement bénéfique

Le chef de l'Etat russe a notamment souligné que «ITER, qui constitue  le plus grand projet scientifique et technique international, est un exemple frappant de coopération multilatérale efficace et mutuellement bénéfique». Vladimir Poutine a rappelé que «la Russie est l'un des pays qui étaient à l’origine de cette initiative destinée à apporter une contribution importante à la sécurité énergétique de l'humanité et qu’elle joue un rôle actif dans sa mise en œuvre» et que «le projet ITER est basé sur la technologie Tokamak développée» en Russie.

Un gigantesque puzzle a officiellement débuté mardi, 28 juillet, dans le sud de la France, avec le lancement de l'assemblage du réacteur du projet ITER, un programme international visant à maîtriser la production d'énergie à partir de la fusion de l'hydrogène, comme au cœur du soleil. 

Avec la fusion, le nucléaire peut être une promesse d'avenir

«ITER est une promesse de paix et de progrès», a souligné à son tour le président français Emmanuel Macron au sujet de ce projet international lancé par un traité en 2006 et réunissant 35 pays, soit toute l'Union européenne (avec le Royaume-Uni), la Russie, la Chine, l'Inde, la Suisse, le Japon, la Corée du Sud et les Etats-Unis. «Avec la fusion, le nucléaire peut être une promesse d'avenir», en nous offrant «une énergie non polluante, décarbonée, sûre et pratiquement sans déchets», a expliqué le chef de l'Etat, dans une vidéo préenregistrée diffusée lors de la cérémonie officielle. 

Projet hors du commun

Ce gigantesque réacteur permettra de reproduire la réaction de fusion de l'hydrogène qui se produit naturellement au cœur du soleil et des étoiles: concrètement, cette fusion sera obtenue en portant à une température de l'ordre de 150 millions de degrés un mélange de deux isotopes de l'hydrogène transformé à l'état de plasma.

Si elle est maîtrisée, la fusion de l'hydrogène permettrait de s'affranchir des énergies fossiles. Obtenue à partir de combustibles comme l'eau et le lithium, elle a l'avantage de ne pas générer de déchets radioactifs, à l'inverse d'un réacteur nucléaire. 

Ainsi, ITER pourrait produire son premier plasma fin 2025 - début 2026 et le réacteur pourrait atteindre sa pleine puissance en 2035. Vladimir Poutine a exprimé, par ailleurs, l'espoir que «les objectifs du projet seraient atteints en temps voulu et que, dans un avenir prévisible», l'humanité disposera «d'une source d'énergie unique en termes de capacité et de sécurité, dont l'exploitation contribuera certainement à relever les défis du développement économique durable et à améliorer la qualité de vie de millions de personnes».

Mais le réacteur expérimental ne produira pas concrètement d'électricité dès le début de son fonctionnement. C'est 2060, au mieux, qu'il faudra attendre pour avoir le premier raccordement au réseau électrique d'un réacteur à fusion dérivé d'ITER, a annoncé l'AFP. 

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