Le président du Burundi Pierre Nkurunziza décède d'un arrêt cardiaque

Le président du Burundi Pierre Nkurunziza décède d'un arrêt cardiaque© STR Source: AFP
Photo d'archive du président burundais Pierre Nkurunziza à Bugendana, le 7 juin 2018.
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Le gouvernement du Burundi a annoncé le décès du président Pierre Nkurunziza des suites d'un «arrêt cardiaque», après une hospitalisation en raison d'un malaise. Les autorités ont décrété un deuil national de sept jours.

Le président burundais Pierre Nkurunziza, âgé d'une cinquantaine d'années, est décédé le 8 juin des suites d'un «arrêt cardiaque», selon un communiqué du gouvernement burundais, publié ce 9 juin.

«Le gouvernement de la République du Burundi annonce avec une très grande tristesse aux Burundais et à la Communauté internationale le décès inopiné de son Excellence Pierre Nkurunziza, Président de la République du Burundi, survenu à l'hôpital du Cinquantenaire de Karuzi (centre-est), suite à un arrêt cardiaque», peut-on lire dans le communiqué.

Le texte détaille les derniers jours du président Nkurunziza : après avoir assisté à un match de volley-ball le 6 juin, il a dans la nuit du 6 au 7 ressenti un malaise et «s'est vite rendu à l'hôpital».

«Malgré une prise en charge intense, continue et adaptée, l'équipe médicale n'a pas pu récupérer le patient», ajoute le communiqué, précisant que l'équipe médicale pluridisciplinaire a tenté pendant «plusieurs heures» de le réanimer.

Pierre Nkurunziza présidait aux destinées du Burundi, l'un des pays les plus pauvres de la planète, depuis 2005. Le 20 mai, son successeur et dauphin désigné, Evariste Ndayishimiye, a été élu pour le remplacer à la tête de l’Etat, Pierre Nkurunziza, dont le mandat devait se terminer en août, ayant décidé de ne pas se représenter.

Sa candidature, contestée, à un troisième mandat en 2015 avait plongé son pays dans une crise politique majeure qui a fait plus de 1 200 morts et contraint 400 000 Burundais à l'exil.

L'élection présidentielle du 20 mai s'était tenue dans le contexte de l'épidémie de nouveau coronavirus. Des milliers de partisans avaient afflué aux meetings de campagne et le jour du scrutin, les électeurs se pressaient les uns contre les autres dans les files d'attente, sans véritable mesure de prévention.

Dans son communiqué, le gouvernement a annoncé un deuil national de sept jours à compter du 9 juin.

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