L'Iranien qui suppliait le gouvernement britannique de le renvoyer chez lui : «Je n'en peux plus»

Une rue de Manchester© Wikipedia
Une rue de Manchester

Un migrant iranien au Royaume-Uni a supplié la police de l'expulser vers son pays d'origine. S'exprimant pour RT, il a dit avoir attendu 5 mois une réponse à sa demande de citoyenneté et assure que la vie au Royaume-Uni est loin d'être «rose».

Arash Aria a vécu à Manchester pendant 10 ans, mais désormais, il en a assez et veut revenir dans son pays d'origine. Le problème est qu'il ne peut pas y retourner car son passeport iranien a expiré. Il est en fait  coincé dans «les limbes de l'immigration».

Malgré une demande de citoyenneté faite il y a cinq mois, Aria n'a eu aucune réponse du gouvernement du Royaume-Uni. Chaque fois qu'il tente de clarifier la situation, ses questions restent sans réponse. 

«Tout cela m'épuise. J'ai envoyé tous mes documents au Home Office (Bureau de l'Intérieur NDLR), j'attends la réponse, mais je ne reçois rien. Je n'en peux plus», a-t-il partagé à RT.

Fatigué et frustré, le jeune homme de 25 ans s'est ainsi rendu à la police de Manchester, demandant à être renvoyé chez lui, en Iran. 

«... Je suis allé au commissariat et je leur ai dit que la meilleure chose à faire était simplement de me renvoyer chez moi», a-t-il dit.

Aria explique avoir «tout fait» pour essayer de trouver un emploi en Grande-Bretagne, mais a constaté que c'était une tâche «extrêmement difficile».

«Ce n'est pas du tout aussi simple que ce que les gens m'avaient dit. Aujourd'hui j'ai changé d'avis. Je pense vraiment qu'il vaut mieux essayer de faire sa vie ailleurs».

Aria possède actuellement les documents lui permettant de rester au Royaume-Uni, mais pas ceux qui lui sont nécessaires pour travailler. 

Parallèlement, le Home Office a déclaré qu'aucune demande de la part d'Aria ne lui était parvenue, tandis que l'ambassade iranienne récemment ouverte est restée muette sur la question.

Alors que le Royaume-Uni, comme le reste de l'Europe, doit faire face à la plus grande crise de réfugiés depuis la Seconde Guerre mondiale, Aria affirme que ceux qui cherchent à entrer dans le pays devraient savoir que la vie en Grande-Bretagne n'est «pas aussi facile que les gens le disent, la vie est loin d'être rose».

La police du Grand Manchester (GMP) a tweeté plus de détails sur l'événement, le qualifiant d'«inhabituel». 

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