Tel-Aviv et Moscou se seraient entendues pour coordonner leurs opérations militaires contre Daesh

© Maxim Shemetov Source: Reuters

Les deux pays auraient décidé de créer un mécanisme conjoint visant à coordonner des attaques militaires contre Daesh en Syrie afin d'éviter des affrontements accidentels. La première réunion de planification se tiendrait dans quelques jours.

Selon un responsable militaire israélien qui a souhaité garder l'anonymat, les équipes des deux pays, dirigées chacune par les chefs militaires adjoints, devraient donc se retrouver dans deux semaines afin de discuter de la coordination des opérations aériennes, navales et électroniques en Syrie. 

La décision de créer cette cellule ferait suite à la réunion qui s'est déroulée à Moscou lundi entre le Premier ministre israélien et le président russe. Si Benyamin Netanyahu avait alors fait part de ses préoccupations sur le possible détournement par le Hezbollah d'armes perfectionnées livrées par Moscou à Damas, Vladimir Poutine avait tenu à remettre les pendules à l'heure et à rappeler que la Syrie lutte actuellement pour sa souveraineté et n'a pas d'intérêt à ouvrir un second front avec Israël.

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Aussi si les deux hommes n'étaient finalement pas parvenus à se mettre d'accord sur le fond -Israël restant aligné sur la position de son allié américain rendant Bachar al-Assad responsable de cette crise- les deux pays auraient néanmoins décidé de s'entendre afin d'éviter des affrontements accidentels dans le ciel ou sur le sol syrien.

Si les Etats-Unis et ses alliés, dont la France, faisaient jusque-là du départ du président syrien un préalable à toutes négociations en vue de résoudre la crise syrienne, la position défendue par Moscou depuis le début commence néanmoins à prendre de plus en plus corps en Europe. Plusieurs leaders, comme Angela Merkel et François Hollande, proposent désormais d'associer Bachar Al-Assad à la résolution du conflit.

Idem pour Israël, qui semble avoir également assoupli sa ligne vis-à-vis du président syrien. Tel-Aviv reconnaîtrait selon AP au moins une qualité à son ennemi de longue date, Bachar al-Assad, celle d'avoir maintenu pendant plusieurs décennies un calme relatif le long de leur frontière commune sur le plateau du Golan, ce qui ne serait sans doute plus le cas si Daesh ou le Front al-Nosra s'emparait du pays.

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