Un prétendu parent du petit Aylan Kurdi vit en France, mais veut par dessus tout aller en Angleterre

Abdullah Kurdi, le père d'Aylan, sortant de la morgue de Mugla en Turquie, où il a dû reconnaître son fils Aylan, mort moyé en Méditerranée.© Stringer Source: Reuters
Abdullah Kurdi, le père d'Aylan, sortant de la morgue de Mugla en Turquie, où il a dû reconnaître son fils Aylan, mort moyé en Méditerranée.

Un homme syrien qui dit être de la même famille que le petit Aylan Kurdi et vivant à Caen (Calvados) a déclaré aux médias britanniques qu'il irait sans hésiter en Angleterre s'il le pouvait, déplorant son obligation de demander l'asile en France.

Aujourd'hui, l'homme qui se prénomme Sami dit être «reconnaissant» envers les autorités françaises pour avoir avoir donné un logement à sa famille et lui, mais déplore ne pas pouvoir travailler car sa demande d'asile est toujours en cours d'examen. «Même si quelqu'un me proposait du travail, je n'aurais pas le droit d'accepter car c'est enfreindre la loi», dit-il.

Ce qu'il voudrait par-dessus tout, c'est aller en Grande-Bretagne, où il pourrait plus facilement trouver un travail. «Mais les règles disent que je dois demander l'asile en France, car c'est là que je suis arrivé» explique-t-il. 

Sami, qui vit désormais à Caen, dans le Nord-Ouest de la france, avec sa femme et ses quatre enfants, a aussi déclaré au média britannique The Telegraph qu'il était un parent du petit Aylan Kurdi, retouvé mort sur une plage turque et dont la photo avait ému le monde entier.

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L'homme affirme être de la même famille que le petit garçon et assure avoir «reconnu son grand-père [les père d'Aylan] à la télévision».«J'ai pleuré en voyant la photo de Aylan», a-t-il dit aux médias. 

Il affirme avoir quitté la Syrie en même temps que les parents du petit garçon, «il y a environ deux à trois trois ans». 

Selon lui, tandis que le père d'Aylan se lança dans la traversée de la Méditerranée, lors de laquelle sa femme et ses trois fils (dont le petit Aylan) se sont noyés, lui a été transporté hors de Syrie vers Paris en passant par Beyrouth grace à des liens avec des journalistes français qu'il a eu après avoir déserté les troupes du président Bachar-al-Assad.

«Pour nous, ça a été tellement plus facile que pour eux», a-t-il dit aux médias. 

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