Le Parlement irakien demande la fin de la «présence des troupes étrangères» dans le pays

Le Parlement irakien demande la fin de la «présence des troupes étrangères» dans le pays© STR Source: AFP
Le Parlement irakien, le 24 octobre 2018, à Bagdad (image d'illustration).

Les députés irakiens ont demandé à leur gouvernement que les troupes étrangères présentes sur le sol national se retirent. Ils ont également voté le retrait de la demande irakienne d'aide à la communauté internationale pour la lutte contre Daesh.

Réuni en session extraordinaire ce 5 janvier, deux jours après la frappe américaine ayant tué le général iranien Qassem Soleimani à Bagdad, le Parlement irakien a demandé au gouvernement de «mettre fin à la présence des troupes étrangères» dans le pays. Plus de 5 000 militaires américains sont encore déployés sur le sol irakien.

Lors de la session de la Chambre des députés irakienne (de fait, seule chambre du Parlement irakien, la Chambre haute ne s'étant encore jamais réunie), à laquelle a participé le premier ministre démissionnaire Adel Abdel Mahdi, le Parlement a également approuvé une décision contraignant «le gouvernement à préserver la souveraineté du pays en retirant sa demande d'aide» internationale dans sa lutte contre l’organisation terroriste Daesh.

Le même jour, le ministère des Affaires étrangère irakien a publié un communiqué  dans lequel il a annoncé avoir porté plainte auprès du Conseil de sécurité des Nations unies après des «attaques américaines contre des bases irakiennes» et «l’assassinat de commandants militaires irakiens et amis», considérant l'opération américaine visant le général Soleimani comme une «violation de sa souveraineté».

Enfin, le ministère a fait savoir, dans un autre communiqué publié ce 5 janvier, que l’ambassadeur américain en Irak, Matthew Tueller, avait été convoqué afin de lui faire savoir que «ces opérations militaires illégitimes menées par les Etats-Unis sont des attaques et des actes condamnables qui peuvent mener à une escalade des tensions dans la région et qu'elles constituent une violation de la souveraineté» de pays.

Le 3 janvier, Qassem Soleimani, architecte de la stratégie iranienne au Moyen-Orient, et d'Abou Mehdi al-Mouhandis, numéro deux du Hachd al-Chaabi, une coalition de paramilitaires irakiens pro-Iran intégrée aux forces de sécurité, ont été tués dans une frappe américaine sur l'aéroport de Bagdad.

Quelques jours plutôt, le 29 décembre, les Etats-Unis avaient frappé plusieurs sites du Kataëb Hezbollah (KH) en Irak, une des factions pro-Iran du Hachd al-Chaabi, en représailles à la mort d'un sous-traitant américain. Ces frappes avaient provoqué des manifestations anti-américaines qui avaient dégénéré en assaut de l'ambassade américaine à Bagdad.

Lire aussi : Le Moyen-Orient sous tension : la coalition menée par Washington suspend ses opérations en Irak (EN CONTINU)

Raconter l'actualité

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans les commentaires sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

En cliquant sur chaque option, vous pouvez contrôler l'activation ou la désactivation du dépôt des cookies et de la création des profils : le bandeau de couleur indique si le dépôt de cookies et la création de profils sont autorisés (vert) ou refusés (rouge). Les cookies techniques (cookies de session, d'authentification et de sécurité) sont indispensables au bon fonctionnement de nos services et ne peuvent être désactivés.
OK

Ce site utilise des cookies.

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation, de la part de RT France et de tiers, de cookies et autres traceurs à des fins de mesure d'audience, partage avec les réseaux sociaux, personnalisation des contenus, profilage et publicité ciblée. Pour paramétrer l’utilisation des cookies veuillez accéder dans la rubrique «Paramétrer vos choix» et pour plus d’informations, nous vous invitons à consulter la rubrique «Politique de Confidentialité»