La Corée du Nord «est prête à répondre par une attaque nucléaire» à l’hostilité des Etats-Unis

© REUTERS/KCNA

Les autorités nord-coréennes ont annoncé qu’elles travaillaient sur l’amélioration de leur arsenal nucléaire en qualité et en quantité, et n’hésiteraient pas à s’en servir «à tout moment».

«Si les Etats-Unis et d’autres forces hostiles poursuivent obstinément leur politique irresponsable envers la RPDC [République populaire démocratique de Corée], nous sommes tout à fait prêts à répondre par une attaque nucléaire à tout moment», a averti le directeur de l’Institut de recherche sur l’Energie atomique de la Corée du Nord cité par l’agence publique coréenne KCNA.

La RPDC œuvre sur l’amélioration de ses armes nucléaires «en qualité et en quantité», a précisé le responsable. Pyongyang a déjà fait entrer en fonction un réacteur nucléaire dans le centre de recherches de Yongbyon, le principal complexe d’installations nucléaires de la Corée du Nord, situé à près de 90 km de la capitale Pyongyang.

«Toutes les installations nucléaires de Yongbyon, y compris l'usine d'enrichissement d'uranium et le réacteur de cinq mégawatts ont été réaménagées et fonctionnent désormais normalement», a encore raconté le responsable à KCNA.

Lundi, l’agence spatiale de la Corée du Nord a annoncé qu’elle était sur le point de finaliser la construction d’un nouveau satellite d’observation de la Terre. «Le monde verra une série de satellites de fabrication [nord-]coréenne dans les cieux», pouvait-on lire dans la déclaration de l’administration.

Cependant, d’après la Corée du Sud, ces satellites peuvent en fait se révéler être des fusées à longue portée, ce qui pourrait être considéré comme une provocation par Séoul.

«Les lancements de missiles balistiques par la RPDC sont une grave provocation et une menace militaire de même qu’une violation flagrante des résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU interdisant toute activité utilisant la technologie des missiles à longue portée», a estimé à ce sujet le porte-parole du ministère des Affaires étrangères sud-coréen Noh Kwang-il.

Les tensions ont récemment monté d’un cran sur la péninsule de Corée. En août, le Nord et le Sud ont échangé des tirs à cause de l’installation par Séoul de haut-parleurs de propagande à la frontière, que Pyongyang a demandé de retirer. Les bombardements transfrontaliers ont causé l’évacuation des civils des villages à proximité, alors que les militaires des deux pays se sont mis en état d’alerte.

Pyongyang a alors menacé Washington d’attaque nucléaire, en réclamant que ce dernier cesse ses exercices militaires conjoints avec la Corée du Sud. Le Nord a ajouté qu’il était prêt à utiliser ses dernières armes nucléaires, «inconnues du monde».

Néanmoins, les tensions n’ont pas abouti à un conflit durable. A la fin du mois d’août, les deux belligérants sont arrivés à désamorcer les tensions qui ont failli faire basculer les deux nations dans un conflit ouvert.

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