Algérie : à l'approche de la présidentielle, les opposants au scrutin entament une grève générale

Algérie : à l'approche de la présidentielle, les opposants au scrutin entament une grève générale© RYAD KRAMDI Source: AFP
Des manifestants condamnent l'entrée du siège de la daïra (Sous-préfecture) de Tizi-Ouzou, à environ 100 km à l'est d'Alger, le 8 décembre 2019.

Lancée sur les réseaux sociaux, une grève générale a débuté le 8 décembre en Algérie. Diversement suivie selon les régions, elle doit se poursuivre jusqu’au 12 décembre, jour de l'élection présidentielle très contestée.

A quelques jours d’une présidentielle contestée en Algérie, les opposants au scrutin diversifient leur action de protestions. Aux traditionnelles manifestations bihebdomadaires du mardi et du vendredi, s’est ajoutée depuis le 8 décembre une grève générale.

Dans certaines régions du pays, notamment en Kabylie, la plupart des commerçants ont baissé leur rideau.

A Tizi-Ouzou (115 km à l'est d'Alger), des manifestants ont organisé un rassemblement devant le siège de la sous-préfecture avant d'en murer l'entrée. 

A Alger, où la grève a été diversement suivie selon les quartiers, une manifestation spontanée contre la tenue du scrutin a également eu lieu. Selon le journaliste Khaled Drareni, la police a effectué quelques interpellations parmi les protestataires et les badauds.

Plus tôt, dans la banlieue est de la capitale, l’université des sciences et de la technologie Houari Boumédiène a été le théâtre d’un rassemblement d’étudiants également opposés à l’échéance électorale.

D’autres universités ont également été le théâtre de rassemblements comme à Mostaganem, dans l’ouest du pays.

Bien que les autorités se portent garantes de la transparence du scrutin, les manifestants refusent de donner leur voix à l’un des cinq candidats en lice pour la magistrature suprême, tous ayant pour point commun celui d’avoir soutenu – plus ou moins brièvement – la politique d’Abdelaziz Bouteflika.

Ainsi, la rue entend poursuivre la contestation le 12 décembre et au-delà, malgré la volonté affichée du chef d’état-major de l’armée, Ahmed Gaïd Salah, de faire du prochain scrutin présidentiel une fête électorale.

Lire aussi : Algérie : dernière manifestation du vendredi avant une présidentielle sous tension

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