Pénétrer dans l’UE ? Rien de plus simple pour les migrants, rapporte le correspondant de RT

Des réfugiés© Stoyan Nenov Source: Reuters
Des réfugiés

Le correspondant de RT Daniel Bushell a constaté par lui-même combien il était facile de franchir la frontière serbo-hongroise. Il est rentré illégalement en Hongrie en compagnie d’une famille syrienne sans que la police ne vérifient les passeports.

Alors que toute l’Europe s’inquiète de la sécurité à cause de l’afflux incontrôlé de migrants, le correspondant de RT Daniel Bushell a prouvé que ces inquiétudes étaient véritablement fondées.

Comme le raconte le journaliste, des taxis spéciaux transportent des familles entières de réfugiés pour les déposer à quelques kilomètres de la frontière serbo-hongroise qu’ils traverseront à pied en échange de 20 à 50 euros. Le meilleur moment pour franchir cette frontière de manière illégale, c’est bien sûr la nuit, pour profiter de l’obscurité. Mais au vu de l’inaction des policiers qui voient pourtant des centaines de migrants rentrer tous les jours en Hongrie, on peut se demander s’il n’en va pas de même pendant la journée.

Interpellé par la passivité des agents de la force publique, Daniel Bushell leur a demandé pourquoi ils se tenaient debout, à côté de leur véhicule de fonction, sans procéder à aucun contrôle alors qu’ils étaient témoins des infractions commises sous leurs yeux. Ils ont refusé de répondre aux questions du journaliste, expliquant qu’ils n’avaient pas l’autorisation de leur hiérarchie pour le faire. «Nous ne sommes pas des chefs», a simplement expliqué l’un d’eux.

«Nous venons de traverser la frontière serbo-hongroise, le camp est à 100 mètres là-bas. Certaines personnes s’y rendent et d’autres disparaissent dans les buissons. Les gens de ce groupe ne veulent pas donner leurs empreintes digitales. Ils essaieront de traverser la Hongrie pour entrer en Allemagne illégalement», rapporte Daniel Bushell dans son reportage.

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Une fois rentrés dans un pays de l’UE, les immigrés doivent normalement se faire inscrire et notamment, en donnant leurs empreintes digitales. Mais il est visiblement possible d’échapper à cette procédure, comme l’a confié un migrant à Daniel Bushell : «il y a des personnes qui, contre de l’argent, vous emmènent en Belgique ou en Allemagne sans qu’on vous prenne vos empreintes digitales».

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