Burkina Faso : au moins 37 morts dans l'attaque d'un convoi d'une société canadienne

- Avec AFP

Burkina Faso : au moins 37 morts dans l'attaque d'un convoi d'une société canadienne© ISSOUF SANOGO Source: AFP
Des soldats burkinabés participent à un entraînement avec des instructeurs de l'armée autrichienne au camp militaire de Kamboinse, près de Ouagadougo, le 13 avril 2018 (image d'illustration).

Un convoi transportant des employés de la société minière canadienne Semafo a été attaqué ce 6 novembre entre Fada et Boungou, dans l'est du Burkina Faso. Selon le gouvernement de la région, au moins 37 morts et 60 blessés sont à déplorer.

Ce 6 novembre, dans l'est du Burkina Faso, une attaque contre un convoi d'employés burkinabés de la société minière canadienne Semafo a fait au moins 37 morts 60 blessés, selon le gouverneur de cette région, Saidou Sanou. Le ministère burkinabé de l'Administration territoriale et de la Cohésion sociale a annoncé qu'une opération de «ratissage» avait été déclenchée.  

Dans un communiqué, Semafo précise que l'attaque a visé un convoi de cinq bus transportant du personnel, des entrepreneurs et des fournisseurs liés à la compagnie minière, qui étaient escortés par des militaires. Elle s'est produite «à environ 40 kilomètres de la mine Boungou, propriété du canadien Semafo», qui n'a pas été affectée, selon l'entreprise.

Ce producteur aurifère canadien, basé à Montréal, possède deux exploitations au Burkina Faso, la mine Boungou dans l'est et celle de Mana dans l'ouest du pays.

L'attaque n'a pour l'heure pas été revendiquée.

Le Burkina Faso est pris depuis près de cinq ans dans une spirale de violences attribuées à des mouvements djihadistes, certains affiliés à al-Qaïda et d'autres au groupe Etat islamique.

Depuis début 2015, les attaques terroristes, de plus en plus fréquentes et meurtrières, en particulier dans le nord et l'est, ont fait près de 649 morts selon un comptage de l'AFP et environ 500 000 déplacés internes et réfugiés, selon l'ONU. Cinq gendarmes et au moins cinq civils avaient été tués le matin du 4 novembre dans une attaque contre le détachement de gendarmerie de Oursi, localité de la province de l'Oudalan, dans le nord du Burkina Faso, près de la frontière malienne.

Lire aussi : Double attaque de Ouagadougou : des infiltrés au sein de l'armée auraient-ils aidé les djihadistes ?

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