Le feu vert du Danemark à la construction de Nord Stream 2, dernière ligne droite pour le chantier

Le feu vert du Danemark à la construction de Nord Stream 2, dernière ligne droite pour le chantier© Ilya Pitalev Source: Sputnik
Le casque d'un ouvrier sur le chantier de construction du gazoduc Nord Stream 2 dans la région de Léningrad (Saint-Pétersbourg) en Russie.

Le Danemark a approuvé la construction du gazoduc Nord Stream 2 reliant l’Allemagne à la Russie. Déjà construit à plus de 80%, le projet sera terminé d’ici à la fin 2019 et permettra de réduire les approvisionnements en gaz à travers l'Ukraine.

L'Agence danoise de l'énergie a autorisé la construction d'un tronçon du gazoduc Nord Stream 2 dans ses eaux, comme indique un communiqué du ministère publié mercredi 30 octobre. Le Danemark est le dernier pays de l’Union européenne à avoir approuvé la construction du projet de gazoduc.

L’agence a expliqué que conformément à la Convention des Nations unies sur le droit de la mer et celui du plateau continental, les autorités du Danemark sont obligées d’accorder des permis de construction des gazoducs en transit à condition de respecter les normes de protection de l’environnement. Ce faisant, les autorités ont le droit de définir l’itinéraire d'un tel gazoduc.

Selon Alexeï Miller, président de Gazprom, cité par l'agence russe Ria-Novosti, la construction du gazoduc sur le territoire du Danemark «peut être achevée en cinq semaines».

Le jour même, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a commenté la décision du Danemark d’autoriser la construction du Nord Stream 2 et l’a qualifié d’exemple d’approche responsable.

«Le Danemark, en tant que pays européen, a rejoint le consensus qui s'est formé depuis assez longtemps sur Nord Stream 2 en tant que projet destiné à renforcer la sécurité énergétique des pays européens», a déclaré  Sergueï Lavrov lors d'une conférence de presse conjointe avec le secrétaire général de l'OSCE, Thomas Greminger.

Le chef de la diplomatie russe a rappelé les propos de Vladimir Poutine qui avait souligné la veille que la décision était dictée par les intérêts de l'Europe.

«Le Danemark s'est illustré comme un acteur responsable dans les communications internationales, défendant ses intérêts et sa souveraineté, les intérêts de ses principaux partenaires en Europe, qui ont tout intérêt à diversifier l'approvisionnement du marché européen en hydrocarbures russes», s'était félicité le président russe, en conférence de presse lors d'une visite officielle en Hongrie.

Nord Stream 2, une voie alternative

Nord Stream 2 est un projet de construction de gazoduc d’une capacité de 55 milliards de mètres cubes de gaz par an entre la Russie et l’Allemagne placé au fond de la mer Baltique.

La société exploitant ce gazoduc Nord Stream 2, contrôlé par la société russe Gazprom, demandait au Danemark sont autorisation depuis deux ans et demi, c'est-à-dire depuis avril 2017. Pendant ce temps, le projet a reçu des autorisations de la Russie, de l'Allemagne, de la Finlande et de la Suède, à travers les territoires maritimes desquels le gazoduc passera également.

Indignation à Kiev

Plusieurs pays s’opposent à la construction du gazoduc Nord Stream 2. Il s’agit surtout de l’Ukraine, qui a peur de perdre les revenus provenant du transit du gaz russe, et les États-Unis qui promeuvent des projets ambitieux d'exportation de GNL (Gaz naturel liquéfié) vers l'Europe.

Lors d'une conférence de presse conjointe avec le secrétaire général de l'OTAN, Jens Stoltenberg, à Kiev, le président de l'Ukraine, Volodymyr Zelensky, a déclaré que le gazoduc Nord Stream 2 affaiblirait l'Europe.

Selon le président de l’Ukraine, la construction du Nord Stream 2 pose non seulement des questions de sécurité énergétique mais aussi celles de sécurité géopolitique.

«Cela renforce la Russie et affaiblit l'Europe», a déclaré Volodymyr Zelensky.

Le projet politique ou économique ?

L'Ukraine, la Pologne et les pays baltes craignent que Moscou ne puisse en user pour exercer des pressions politiques. Pourtant la Russie a appelé à plusieurs reprises à ne pas considérer le gazoduc comme un instrument d'influence politique. Selon Vladimir Poutine, Moscou perçoit ce projet exclusivement comme un projet économique.

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