L'homme interpellé à Glasgow n'est pas Xavier Dupont de Ligonnès d'après son test ADN

L'homme interpellé à Glasgow n'est pas Xavier Dupont de Ligonnès d'après son test ADN© Jean-Sébastien Evrard Source: AFP
Le formulaire d'enregistrement du club de tir local dans lequel se rendait Xavier Dupont de Ligonnès (image d'illustration).

Le test ADN est négatif : l'homme arrêté le 11 octobre à l'aéroport de Glasgow n'est pas Xavier Dupont de Ligonnès.

D'après une source proche de l'enquête citée par l'AFP, l'homme arrêté à Glagow (Ecosse) le 11 octobre n'est pas Xavier Dupont de Ligonnès. Le test ADN pratiqué sur l'individu interpellé s'est finalement avéré négatif, selon la même source. Les enquêteurs français disposaient de l'ADN de Xavier Dupont de Ligonnès, ce qui a permis d'effectuer ce test qui «s'est révélé négatif».

Dans la matinée du 12 octobre, les premiers doutes étaient apparus sur l’identité réelle de l'individu qui voyageait avec un passeport au nom de Guy Joao. Selon BFMTV, les empreintes digitales relevées ne correspondraient que «partiellement» entre les deux hommes. Seulement cinq points de comparaison auraient été similaires. «Descendre en dessous de huit, ce n'est absolument pas raisonnable pour l'identification. On peut s'appuyer dessus, mais à condition d'avoir d'autres éléments», explique Richard Marlet, ancien patron de l'identité judiciaire à la police judiciaire parisienne, auprès du Parisien.

Toujours selon la chaîne d'information, les empreintes recueillies lors de la perquisition au domicile indiqué sur le passeport de l'homme arrêté à Glasgow, à Limay (Yvelines) dans la soirée du 11 octobre, ne correspondraient pas non plus à celles de Xavier Dupont de Ligonnès.

Une traque sans fin

Enfin, plusieurs voisins avaient livré des témoignages discordants. «Ça fait trente ans qu’on se connaît ! On a été à son mariage en Écosse, c’est aberrant ! Même avec de la chirurgie esthétique c’est pas possible», a déclaré l'un d'eux au micro d'Europe 1. Un témoignage confirmé auprès de l'AFP par Mario Vieira, 75 ans, habitant d'une commune limitrophe : «C'est impensable, un truc comme ça. Il est né à Limay, on est amis depuis plus de 45 ans, il travaillait avec moi à Renault Flins avant de prendre sa retraite il y a quatre ans.»

Le 11 octobre dans la soirée, les médias français avaient pour la plupart annoncé l'arrestation d'un des fugitifs les plus recherchés du pays.

Depuis huit ans, Xavier Dupont de Ligonnès est activement recherché, soupçonné d'avoir assassiné sa femme et ses quatre enfants, dont les corps avaient été retrouvés enterrés sous la terrasse de leur maison à Nantes le 21 avril 2011. Sa trace avait été perdue le 15 avril 2011, dans le Var, alors qu'il quittait son hôtel à pied avec un étui sur le dos. 

A maintes reprises, des signalements sont parvenus aux enquêteurs mais les milliers de procès-verbaux rédigés n'avaient pas permis de dire s'il était mort ou vivant, s'il avait pu organiser sa fuite ou s'il s'était suicidé.

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