Trump suspend par décret le permis d'entrée américain aux autorités de l'Iran et du Venezuela

Trump suspend par décret le permis d'entrée américain aux autorités de l'Iran et du Venezuela© Jonathan Ernst Source: Reuters
Le président américain, Donald Trump, prend la parole lors d'une conférence de presse en marge de la 74e session de l'Assemblée générale des Nations unies à New York, Etats-Unis, le 25 septembre 2019 (image d'illustration).

Le président américain Donald Trump a suspendu par décret l'autorisation d'entrée aux Etats-Unis de hauts fonctionnaires de l'Iran et du Venezuela ainsi que leurs proches afin d'exercer une pression supplémentaire sur leurs gouvernements respectifs.

Publiés presque simultanément le 25 septembre sur le site internet de la Maison Blanche, deux décrets annoncent que le président américain Donald Trump a suspendu l'autorisation d'entrée américaine de hauts fonctionnaires du Venezuela et d'Iran, ainsi que leurs proches. Des déclarations faites à un moment bien choisi : Hassan Rohani et plus de 80 de ses principaux diplomates et collaborateurs étaient en effet présents à New York pour assister à l'Assemblée générale annuelle des Nations unies.

Si cette annonce spectaculaire ne visait pas à forcer la délégation iranienne à partir sur le champ, elle constitue – comme s'il en fallait davantage – un signal fort de l'hostilité américaine à l'égard de Téhéran.

L'Iran est un Etat parrain du terrorisme qui menace la stabilité du Moyen-Orient et au-delà

Abritant le siège des Nations unies, les Etats-Unis émettent généralement des visas pour permettre aux dirigeants étrangers de s'y rendre, tout en limitant strictement leurs mouvements à New York.

Dans son communiqué, Donald Trump décrit le gouvernement iranien comme un «Etat parrain du terrorisme qui menace la stabilité du Moyen-Orient et au-delà». «J'ai déterminé qu'il était dans l'intérêt des Etats-Unis de prendre des mesures pour restreindre et suspendre l'entrée aux Etats-Unis, en tant qu'immigrants ou non-immigrants, de hauts fonctionnaires, des responsables de l'Iran, et des membres de leur famille immédiate», écrit le président américain. 

Le même jour à la tribune de l'ONU, le président iranien Hassan Rohani a annoncé refuser «toute négociation» avec les Etats-Unis «tant qu'il y aura des sanctions». Ne «croyant pas» à la sincérité d'une volonté américaine de négocier, il a expliqué que la réponse iranienne à des pourparlers «sous pression» était «non».

Tous ceux qui soutiennent Maduro persona non grata aux Etats-Unis

Quant au Venezuela, la même décision affectera les «membres du régime de Nicolas Maduro», l'armée et la police, les membres de l'Assemblée nationale constituante et leurs familles, fait savoir le décret présidentiel.

Selon Donald Trump, les personnes en question «formulent, appliquent ou bénéficient des politiques ou actions qui minent ou endommagent les institutions démocratiques du Venezuela ou empêchent le rétablissement du gouvernement constitutionnel» dans ce pays.

Le même jour, ABC News annonçait que le locataire de la Maison blanche avait rencontré la délégation de l'opposition vénézuélienne à l'Assemblée générale de l'ONU, lui exprimant son soutien et appelant à la fin de «l'oppression horrible et brutale» du président Nicolas Maduro.

Aucun membre du gouvernement Maduro ne s'est pour l'heure exprimé à la tribune de l'ONU. Le ministre vénézuélien des Affaires étrangères, Jorge Arreaza, est présent à New York d'où il publie de nombreux tweets. Il a notamment qualifié la rencontre entre Donald Trump et l'opposition vénézuélienne de «honteuse».

Pour rappel, le chef de l'opposition, Juan Guaido, s'est autoproclamé président du Venezuela le 23 janvier et a été reconnu dans la foulée comme tel par les Etats-Unis et de nombreux Etats, dont la France. Des clichés récemment dévoilés ont fait scandale au Venezuela et placent Juan Guaido dans une position pour le moins délicate. Sur ces photos, le chef de file de l'opposition pose avec deux hommes, membres de «Los Rastrojos», une bande de «narcotrafiquants et paramilitaires» colombiens.

Meriem Laribi

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